La 81e Assemblée générale des Nations unies s'est ouverte mardi 22 septembre à New York avec deux crises majeures : la guerre américaine contre l'Iran et la situation à Gaza. Après sept mois de conflit avec Téhéran, les conséquences dépassent désormais largement le Moyen-Orient, entre perturbations du détroit d'Ormuz, tensions dans le Golfe et flambée des prix du pétrole.
Le président américain, Donald Trump, a consacré une grande partie de son discours à l'Iran. Défendant l'intervention américaine comme nécessaire pour empêcher Téhéran d'obtenir l'arme nucléaire, il a appelé les autres pays à accentuer la pression économique. Le président américain a surtout averti que l'Iran pourrait être « anéanti » si aucun accord n'était trouvé, tout en laissant ouverte la voie des négociations.
Les monarchies du Golfe ont adopté un ton différent. L'émir du Qatar, Tamim ben Hamad Al-Thani, a plaidé pour une solution diplomatique et a souligné que la région traversait l'une des périodes les plus dangereuses de son histoire récente. Doha défend désormais l'idée d'une architecture de sécurité régionale associée aux pays arabes du Golfe et de l'Iran.
La situation à Gaza demeure l'autre dossier majeur. Recep Tayyip Erdogan a dénoncé la catastrophe humanitaire dans l'enclave et appelé les États qui ne reconnaissent pas encore la Palestine à le faire. La Turquie qualifie les opérations israéliennes de génocide. Emmanuel Macron a également vivement évoqué la situation à Gaza, parlant d'un « spectacle qui nous fait honte à tous », et dénonçant la poursuite de la colonisation et des violences en Cisjordanie.
Pour sa dernière ouverture d'une Assemblée générale en tant que secrétaire général, Antonio Guterres a résumé l'urgence régionale : « les combats doivent cesser » et l'aide humanitaire doit pouvoir circuler. Concernant Gaza, il a rappelé les mesures provisoires juridiques contraignantes ordonnées par la Cour internationale de Justice dans l'affaire relative à la Convention sur le génocide.
Cette Assemblée générale révèle ainsi un Moyen-Orient au centre des préoccupations internationales : la guerre américaine contre l'Iran menace l'équilibre régional et énergétique mondial, tandis que Gaza continue de cristalliser les profondes divisions diplomatiques autour d'Israël. Les pays du monde entier sont donc appelés à prendre position sur ces deux crises majeures.
La communauté internationale est à la recherche de solutions pour apaiser les tensions dans la région. Les débats de l'Assemblée générale des Nations unies vont se poursuivre dans les prochains jours, avec l'espoir que des avancées concrètes soient réalisées pour résoudre ces deux crises majeures.
Key points
- La 81e Assemblée générale des Nations unies s'ouvre avec deux crises omniprésentes : la guerre américaine contre l'Iran et la situation à Gaza.
- Donald Trump a averti que l'Iran pourrait être « anéanti » si aucun accord n'était trouvé, tout en laissant ouverte la voie des négociations.
- Antonio Guterres a résumé l'urgence régionale : « les combats doivent cesser » et l'aide humanitaire doit pouvoir circuler.