L'Organisation des Nations unies (ONU) célèbre aujourd'hui, 22 septembre 2026, sa 81e session de l'Assemblée générale. Cette institution internationale, créée il y a 81 ans, a pour but de promouvoir la paix et la sécurité dans le monde. Cependant, dans un contexte mondial marqué par de nombreux conflits, l'ONU est aujourd'hui à la croisée des chemins. Les dirigeants des pays membres se succéderont à sa tribune pour égrener leurs préoccupations et priorités nationales.
L'ONU est loin de ses objectifs, malgré sa création pour prévenir les conflits internationaux. La guerre en Ukraine, les tensions entre l'Inde et le Pakistan, le conflit au Moyen-Orient entre l'Iran et Israël, les guerres civiles au Soudan, en Libye et en République démocratique du Congo sont autant de foyers de tensions qui se multiplient à travers le monde. L'institution que le Général de Gaulle qualifiait jadis de « machin » ne cesse d'essuyer les critiques.
L'ONU est aujourd'hui confrontée à une crise existentielle liée à des défis multiples. Les opérations de maintien de la paix sont menacées par un manque chronique de financement sur fond de réduction du soutien de certains Etats-membres. L'organisation basée à New-York aux Etats-Unis a dû opérer une baisse drastique de ses effectifs. Le Secrétaire général actuel, le Portugais Antonio Guterres, whose mandat finit à la fin de l'année 2026.
Le thème central de cette 81e AG, « Rétablir la confiance, gérer la transformation » pour « une ONU au service de tous », a été choisi pour cette édition. Mais au-delà des discours, la question qui se pose est celle de savoir si ce thème est capable de faire bouger les lignes dans le sens d'une véritable mue de l'organisation mondiale. Le débat sur la question de la réforme de l'ONU ne date pas d'hier.
L'ONU est aujourd'hui sous l'emprise des nations qui disposent du droit de veto, ce qui limite sa capacité à agir de manière efficace. Les grandes puissances veulent marquer leur hégémonie, ce qui rend difficile la transformation tant souhaitée pour une Organisation au service de tous. Les défis de sa régénérescence sont d'autant plus grands que l'ONU peiner à produire les effets escomptés.
Le successeur de M. Guterres sera connu à l'issue du processus de sélection en cours. Il prendra fonction le 1er janvier 2027 et aura pour défi majeur de rendre à l'ONU sa crédibilité qui s'est effritée au long des crises et des années. L'avenir de l'institution internationale qui s'est donné pour mission de réguler la paix dans le monde est incertain.
La question de la réforme de l'ONU est cruciale pour son avenir. Les Etats-membres doivent trouver un moyen de renforcer l'efficacité de l'organisation et de lui donner les moyens de ses ambitions. Le 81e sommet de l'ONU est l'occasion de réfléchir à l'avenir de l'institution et de trouver des solutions pour répondre aux défis du monde actuel.
Key points
- L'ONU est à la croisée des chemins en raison de sa crédibilité entamée et de son inefficacité dans la gestion des conflits.
- Le thème central de cette 81e AG est « Rétablir la confiance, gérer la transformation » pour « une ONU au service de tous ».
- Le successeur de M. Guterres aura pour défi majeur de rendre à l'ONU sa crédibilité.