Lundi 5 octobre, l'Egypte a condamné avec fermeté les violations répétées de la souveraineté syrienne par Israël. Le ministère des Affaires étrangères égyptien a dénoncé ces actes, notamment la reprise des travaux militaires dans la banlieue de Quneitra sur le plateau du Golan. Cette condamnation est une réponse aux opérations israéliennes qui comprennent des incursions de blindés, le creusement de tranchées et l'édification de barrières de terre le long de la ligne de cessez-le-feu du Golan occupé.
Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, Le Caire a exprimé son rejet catégorique de toute mesure israélienne susceptible d'instaurer une nouvelle réalité sur le terrain. L'Egypte a appelé au respect de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale de la Syrie et au retrait des territoires syriens occupés. Le projet militaire israélien, connu sous le nom de « ligne Soufa 53 », s'étend du nord au sud de la province de Quneitra et vise à établir une zone de sécurité et une ligne défensive fortifiée le long de la ligne de démarcation avec la Syrie.
Les forces israéliennes ont repris dimanche les travaux du projet militaire « ligne Soufa 53 » dans le sud de la province de Quneitra. D'après l'agence syrienne SANA, ces opérations incluent des incursions de blindés, le creusement de tranchées et l'établissement de barrières de terre le long de la ligne de cessez-le-feu du Golan occupé. Plusieurs véhicules israéliens sont entrés dimanche dans la zone par les points de passage d’Al-Achacha et d’Al-Rafid pour procéder au défrichage des terres agricoles et à l'édification de remparts de terre.
Le projet « ligne Soufa 53 » a été initié en novembre 2022 et prévoit l'aménagement d'une route militaire d'environ huit mètres de largeur, flanquée de fortifications et de talus atteignant parfois cinq mètres de haut, au détriment des terres agricoles locales. Les forces israéliennes poursuivent ainsi leurs violations de l’accord de désengagement de 1974 à travers des incursions répétées dans le sud de la Syrie, ainsi que des perquisitions des habitations civiles et des arrestations, selon SANA.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait affirmé que le Golan resterait « pour toujours » sous souveraineté israélienne. La question du Golan reste également au cœur des tensions. Le président syrien Ahmad Al-Charaa avait affirmé devant l’Assemblée générale des Nations unies en septembre que le Golan resterait « une terre syrienne », rejetant toute tentative d’imposer une nouvelle réalité sur le terrain.
L'Egypte a ainsi affirmé son rejet catégorique de toute mesure israélienne susceptible d'instaurer une nouvelle réalité sur le terrain. Lundi 5 octobre, l'Egypte a condamné avec fermeté les violations répétées de la souveraineté syrienne par Israël. Le ministère des Affaires étrangères égyptien a dénoncé ces actes, notamment la reprise des travaux militaires dans la banlieue de Quneitra sur le plateau du Golan.
Les opérations israéliennes en Syrie pourraient constituer des « crimes de guerre », selon les enquêteurs de l'ONU. L'Egypte a appelé à respecter les règles du droit international et l’accord de désengagement conclu entre la Syrie et Israël en 1974.
Key points
- L'Egypte condamne les operations militaires israéliennes dans le sud de la Syrie.