Les Marocains se sont rendus aux urnes mercredi pour élire les 395 députés de la Chambre des représentants. Ce scrutin, qui concerne près de 16 millions d’électeurs, s’est ouvert à 08H00 locales et s’est terminé à 19H00 locales. Les électeurs sont appelés à choisir leurs représentants pour les cinq prochaines années. Le taux de participation, notamment chez les jeunes, constitue l’un des principaux enjeux du scrutin.

Le chômage, la hausse des prix et les inégalités figurent au premier rang des préoccupations des électeurs. Le chef du gouvernement sera issu du parti arrivé en tête. Il sera nommé par le roi Mohammed VI et chargé de former le prochain exécutif, tandis que le souverain conserve la main sur les grandes orientations stratégiques du pays. Les partis politiques ont intensifié leurs campagnes pour convaincre les électeurs.

Le Rassemblement national des indépendants (RNI) et le Parti authenticité et modernité (PAM) sont considérés comme les principales forces en présence. L’ancien chef du gouvernement Aziz Akhannouch a défendu le bilan du RNI, citant notamment la généralisation de la couverture sociale et les aides sociales directes. Le PAM mise notamment sur Fouzi Lekjaa, ministre chargé du Budget.

L’opposition veut incarner la « rupture ». Le parti historique de l’Istiqlal, dirigé par le ministre de l’Equipement Nizar Baraka, fait également campagne sur les enjeux sociaux. Le Parti de la justice et du développement (PJD), qui avait dirigé le gouvernement entre 2011 et 2021, promet de combattre la corruption et les conflits d’intérêts.

Le scrutin intervient alors que la confiance dans la classe politique reste un enjeu majeur, notamment auprès de la jeunesse. À l’automne 2025, le mouvement GenZ 212 avait mobilisé sur les réseaux sociaux autour des revendications concernant les services publics, la santé et l’éducation. Les jeunes Marocains semblent de plus en plus désabusés.

Les bureaux de vote ont fermé mercredi soir. Les résultats du scrutin seront publiés dans les prochains jours. La participation électorale sera scrutée de près, notamment chez les jeunes. Les partis politiques ont appelé à une forte mobilisation.

Le roi Mohammed VI a salué la tenue du scrutin, qui s’est déroulé dans un climat de transparence et de sécurité. Les observateurs internationaux ont noté la présence de plusieurs missions d’observation. Les résultats du scrutin devraient donner une indication sur l’orientation politique du pays pour les cinq prochaines années.

Key points

  • Le taux de participation des jeunes est l’un des principaux enjeux du scrutin.
  • Le chômage et la hausse des prix sont au premier rang des préoccupations des électeurs.
  • Le roi Mohammed VI conserve la main sur les grandes orientations stratégiques du pays.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.