La semaine de l’enseignant et la deuxième édition de la Journée nationale de l’innovation et de la recherche-action en éducation ont connu leur clôture au Palais du Peuple à Djibouti. Le thème retenu pour cette rencontre était « La place centrale de l’enseignant à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle ». Cette cérémonie a vu la participation de plusieurs personnalités, dont le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Moustapha Mohamed Mahamoud.

L'intelligence artificielle s'invite progressivement dans les salles de classe, ouvre de nouvelles perspectives pédagogiques et interroge les pratiques éducatives. Le ministre Moustapha Mohamed Mahamoud a réaffirmé la place centrale de l’enseignant dans cette évolution. Il a souligné que l’intelligence artificielle ne saurait se substituer à celui qui transmet les connaissances, guide les élèves et veille à la qualité de leur formation.

La rencontre a permis de revenir sur les activités menées tout au long de la semaine dans plusieurs établissements scolaires du pays. Une vidéo récapitulative a retracé les temps forts de cette programmation, marquée par des échanges, des démonstrations et des initiatives visant à explorer les usages pédagogiques du numérique et de l’intelligence artificielle. Le Dr Mohamed Ahmed Issa a présenté les communications retenues autour de ces nouvelles pratiques éducatives.

Les expériences exposées ont illustré la diversité des applications envisageables : utilisation ludique de l’IA au préscolaire, accompagnement du travail enseignant, création d’applications de révision et recours à l’intelligence artificielle pour soutenir l’évaluation formative. Le projet de l’ERI Abaytou de Dikhil, finaliste à Djibouti du concours « Mon innovation en 120 secondes », a été présenté.

La question de l’encadrement de l’intelligence artificielle a occupé une place majeure lors des interventions. Le Dr Houssein Ahmed Assoweh a insisté sur la nécessité de choisir judicieusement les outils utilisés et de garder un regard critique sur leurs productions. Il a appelé à une vigilance particulière quant aux conséquences de ces technologies sur les pratiques éducatives, la pédagogie et l’éthique.

La représentante du bureau de l’UNESCO à Djibouti, Idyle Moussa Iyeh, a rendu hommage au métier d’enseignant, tout en soulignant le potentiel de l’intelligence artificielle pour accompagner les professionnels de l’éducation et améliorer la qualité de l’enseignement. Elle a rappelé l’engagement de l’UNESCO aux côtés du MENFOP pour accompagner les transformations en cours.

Plusieurs panels thématiques ont été organisés pour approfondir les réflexions engagées. Les discussions ont notamment porté sur l’évolution des tâches et des compétences de l’enseignant, la formation à l’IA générative, le développement de l’intelligence pédagogique et les besoins spécifiques des enseignants d’arabe du primaire. Des recommandations ont été formulées pour accompagner la transition vers une intégration de l’intelligence artificielle dans les établissements scolaires.

Key points

  • Le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle a réaffirmé la place centrale de l’enseignant dans l'évolution de l'école à l'ère du numérique et de l'intelligence artificielle.
  • L'intelligence artificielle peut apporter des outils supplémentaires, mais elle ne remplace ni la relation humaine, ni le discernement, ni la capacité de l’enseignant à comprendre les besoins de chaque élève.
  • La journée a vu la participation de plusieurs personnalités, dont le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Moustapha Mohamed Mahamoud, et la représentante du bureau de l’UNESCO à Djibouti, Idyle Moussa Iyeh.

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SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.