Les déclarations de personnalités publiques sur l'avenir de l'humanité grâce à l'intelligence artificielle (IA) sont de plus en plus nombreuses et variées. Certains, comme Laurent Alexandre, affirment que l'homme qui vivra 1 000 ans est déjà né. D'autres, plus prudents, prédisent que ceux qui seront encore en vie dans 10 ans pourraient vivre jusqu'à 150 ou 160 ans grâce à l'intégration de l'IA dans les recherches biologiques.

Elon Musk, quant à lui, peint un tableau idyllique de l'avenir, avec une abondance incroyable dans les 10 à 20 prochaines années. Selon lui, les robots pourront faire tout à la place des humains, rendant le travail optionnel, et l'argent perdra de sa valeur. Les humains seront servis par des robots humanoïdes et pourront profiter d'une économie d'abondance, de nouvelles sources d'énergie et d'une automatisation massive.

Cependant, cette vision de l'avenir pose des questions éthiques sérieuses. Les neuroscientifiques mettent en garde contre les effets néfastes du recours excessif aux agents de l'IA générative sur les capacités cognitives. La phrase "Your brain, use it or lose it" résume bien ce problème : si les humains n'utilisent pas leur cerveau pour des tâches complexes, ils risquent de perdre leur plasticité neuronale.

L'utilisation d'implants de puces dans les cerveaux d'humains normaux, comme le projet Neuralink d'Elon Musk, pourrait également créer un fossé entre ceux qui ont les moyens de se procurer cette technologie et ceux qui n'en ont pas. Cela pourrait donner naissance à deux catégories d'humains : les super-intelligents et les gens normaux.

Les écrivains, comme Yuval Noah Harari, commencent à s'adapter à cette nouvelle réalité. Certains ont décidé de ne plus écrire et de s'exprimer par des vidéos courtes, tandis que d'autres coécrivent leurs livres avec l'IA. Cette tendance pourrait avoir des conséquences importantes sur la façon dont les humains créent et consomment des contenus.

Les experts, comme Kamel Ayadi, s'interrogent sur la valeur de cette vie promise par l'IA. Si les humains n'ont plus besoin de faire d'efforts, ni physiques ni intellectuels, pour quoi servent-ils ? La civilisation humaine est fondée sur l'écriture, le récit, la dissertation et l'argumentation ; que restera-t-il de ces valeurs dans un monde où l'IA fait tout ?

En fin de compte, la question est de savoir si cette vie paisible et longue promise par l'IA vaut vraiment la peine d'être vécue. Les humains devront-ils choisir entre une existence facile et une existence riche en expériences et en apprentissages ? Seule l'avenir nous le dira.

Key points

  • Les experts s'interrogent sur les conséquences éthiques et cognitives d'une existence dominée par l'IA.
  • L'utilisation d'implants de puces dans les cerveaux d'humains normaux pourrait créer un fossé entre les super-intelligents et les gens normaux.
  • La civilisation humaine est fondée sur des valeurs qui pourraient être menacées par une existence dominée par l'IA.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.