Le gouvernement algérien a présenté une proposition visant à taxer pour la première fois le sable du Sahara. Cette mesure est inscrite dans le projet de loi de finances pour 2027. L'article 182 du projet de loi stipule qu'il est institué "une redevance due au titre de l'utilisation et de l'exploitation des sables sahariens, sous toutes leurs formes, y compris les sables des dunes ainsi que les sables issus des tempêtes".

Le montant de cette redevance est fixé à 500 dinars par mètre cube de sable extrait. Le gouvernement algérien s'attend à générer 700 millions de dinars de revenus par an grâce à cette mesure. Les quantités extraites actuellement s'élèvent à 1,34 milliard de mètres cubes annuellement. Cette taxation concernera 17 wilayas du sud du pays, où 250 points d'extraction sont répertoriés.

Les wilayas concernées par cette mesure sont Adrar, Tamanrasset, Béchar, Illizi, Tindouf, Ouargla, Ghardaïa, El Oued, In Salah, In Guezzam, Bordj Badji Mokhtar, Djanet, Beni Abbès, El Menéa, Timimoun, Touggourt et El Meghaier. La redevance sera payable auprès de la caisse de l'inspection des domaines territorialement compétente.

Le sable du désert est largement utilisé dans les secteurs du bâtiment, des travaux publics, de l'industrie, des travaux routiers, des infrastructures de base, des barrages et d'autres activités. Jusqu'à présent, son exploitation à grande échelle se faisait sans contrepartie pour le Trésor public. Le gouvernement souhaite mettre fin à cette situation en instituant une redevance.

L'objectif de cette mesure est d'accroître les ressources du budget de l'État. Le gouvernement algérien considère que la taxation du sable du Sahara permettra de mettre fin à une situation qui prive le Trésor public d'une ressource financière importante. Les modalités d'application de la mesure pourront être fixées par arrêté interministériel entre les ministres de l'Intérieur et des Finances.

La taxation du sable du Sahara est une mesure qui vise à rationaliser l'exploitation de cette ressource naturelle. Le gouvernement algérien souhaite ainsi encourager une gestion plus durable de cette ressource. Les recettes générées par cette taxe seront intégrées au budget de l'État.

Cette proposition de taxation du sable du Sahara s'inscrit dans le cadre des efforts du gouvernement algérien pour diversifier ses sources de revenus. La mise en place de cette redevance devrait permettre de renforcer les ressources financières de l'État et de soutenir les projets de développement en cours.

Key points

  • Le gouvernement algérien propose d'instituer une redevance de 500 dinars par mètre cube de sable extrait du Sahara.
  • La mesure concernera 17 wilayas du sud du pays et devrait générer 700 millions de dinars de revenus par an.
  • L'objectif de cette mesure est d'accroître les ressources du budget de l'État et de mettre fin à une situation qui prive le Trésor public d'une ressource financière importante.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.