Un atelier de deux jours consacré à la promotion et à l'assurance d'une disponibilité durable de l'eau et de systèmes d'assainissement sûrs s'est ouvert jeudi à Dakar. Cet événement se déroule dans le cadre du forum des ONG 2026, en perspective de la 89e Session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) prévue du 12 au 21 octobre à Dakar. Des officiels sénégalais, des acteurs de la société civile de plusieurs pays, ainsi que des partenaires techniques et financiers ont pris part à la cérémonie d'ouverture.

Le directeur des Droits humains, Julien Ngane Ndour, a souligné que la responsabilité première en matière d'accès à l'eau et à l'assainissement incombe aux États. Selon lui, l'État doit planifier, investir, réguler, protéger les ressources naturelles, garantir la qualité des services et assurer l'accessibilité, notamment pour les personnes les plus vulnérables. Il a également insisté sur le fait que le véritable indicateur de succès ne devra pas être le nombre de projets lancés ou d'infrastructures inaugurées, mais le nombre de vies durablement améliorées.

Malgré les engagements régionaux et internationaux, des millions d'Africains n'ont toujours pas accès à une eau potable sûre et à des services d'assainissement adéquats. Julien Ngane Ndour a notamment fait allusion à la situation de familles qui consacrent une part importante de leurs revenus à l'achat d'eau, de communautés qui parcourent de longues distances pour s'approvisionner, d'enfants qui tombent malades à cause d'une eau contaminée.

Les femmes et les filles sont particulièrement touchées par la pénurie d'eau et d'assainissement. Selon Julien Ngane Ndour, elles supportent encore une part disproportionnée du poids de cette pénurie. Il a déploré le quotidien d'une fille qui doit aller chercher de l'eau au lieu d'aller à l'école, d'une femme qui consacre plusieurs heures par jour à cette tâche, d'un élève qui ne peut disposer de sanitaires sûrs.

L'accès à l'eau et à l'assainissement est considéré comme un droit fondamental. Julien Ngane Ndour a martelé que ce ne sont pas seulement des problèmes sociaux, ce sont des atteintes aux droits fondamentaux. Il a souligné que les États doivent prendre des mesures pour garantir l'accès à l'eau et à l'assainissement pour tous, en particulier pour les populations les plus vulnérables.

L'atelier de deux jours qui se tient à Dakar vise à promouvoir et à assurer une disponibilité durable de l'eau et de systèmes d'assainissement sûrs. Les participants, notamment des officiels sénégalais, des acteurs de la société civile et des partenaires techniques et financiers, vont discuter des défis et des opportunités pour améliorer l'accès à l'eau et à l'assainissement en Afrique.

La 89e Session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples (CADHP) se tiendra à Dakar du 12 au 21 octobre. Cette session sera l'occasion pour les États africains de discuter des questions relatives aux droits de l'homme et des peuples, notamment l'accès à l'eau et à l'assainissement. Les conclusions de l'atelier de deux jours seront certainement prises en compte dans les discussions qui auront lieu lors de cette session.

Key points

  • L'accès à l'eau et à l'assainissement est un droit fondamental qui doit être garanti par les États.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.