Un enfant de 11 ans, Mukengeshayi Badienzele, a été victime de violences à Luiza, dans la province du Kasaï-Central, après avoir été accusé de sorcellerie. Il est actuellement interné à l’Hôpital Général de Kananga, où il reçoit des soins. Selon Daniel Ntumba, de la société civile Debout Congolais pour le Développement Durable (DCDD), l’enfant a été retrouvé en pleine brousse et sauvé par un chasseur.

Daniel Ntumba dénonce ces faits et demande que les responsables soient poursuivis. Il affirme que l’enfant a été frappé par son père et traumatisé après avoir reçu un message de son prophète disant qu’il est sorcier. La société civile exige des sanctions contre les personnes impliquées, notamment le père et le prophète, qui doivent être recherchés et arrêtés.

La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a publié un communiqué sur cette affaire, décrivant des traitements « inhumains, dégradants et constitutifs de torture physique et morale » infligés à l’enfant. La CNDH demande l’arrestation des co-auteurs et complices, dont le père présenté comme étant en fuite, ainsi que la réincarcération du pasteur et de la marâtre mis en cause.

La CNDH réclame également l’ouverture d’une enquête judiciaire rigoureuse et indépendante pour faire la lumière sur ces faits. L’institution indique que Mukengeshayi Badienzele est actuellement interné à l’Hôpital Général de Kananga dans un état critique, où il bénéficie notamment d’une prise en charge humanitaire.

Daniel Ntumba regrette également que des pratiques attribuées à certains responsables religieux puissent contribuer à diviser les familles. Il estime que « l’église qui devrait être un lieu d’union ne peut pas diviser les familles et la population ». La société civile et la CNDH exigent que des mesures soient prises pour protéger les enfants et les communautés contre de tels abus.

Cette affaire intervient dans un contexte où les accusations de sorcellerie sont fréquentes dans certaines régions de la République démocratique du Congo. Les organisations de défense des droits de l’homme et la société civile dénoncent régulièrement ces pratiques, qui peuvent conduire à des violences et à des abus contre les personnes accusées.

La CNDH et la société civile restent vigilantes et demandent que les autorités prennent des mesures concrètes pour protéger les droits de l’homme et prévenir de telles affaires à l’avenir. L’affaire de Mukengeshayi Badienzele est un exemple de la nécessité de renforcer la protection des enfants et des communautés contre les abus et les violences.

Key points

  • La CNDH et la société civile exigent des sanctions contre les responsables de la torture de l’enfant.
  • L’enfant de 11 ans est actuellement interné à l’Hôpital Général de Kananga.
  • La société civile dénonce des pratiques attribuées à certains responsables religieux qui divisent les familles.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.