Pour la première fois, l’Afrique accueille une compétition olympique mondiale. Les Jeux olympiques de la jeunesse se déroulent à Dakar au Sénégal, du 31 octobre au 13 novembre 2026. L'événement se déroule au pays de la Teranga, le Sénégal, où l’hospitalité est une valeur, pour ne pas dire une vertu qui ne se négocie pas.
L'olympisme moderne, dont le père est le baron français Charles Pierre Fredy de Coubertin, met l'accent sur le fair-play. Son célèbre slogan, «l’essentiel n’est pas de gagner, mais de participer», a été tiré d’un sermon de Mgr Ethelbert Talbot. Cependant, l’Afrique s’est déjà offerte sa première médaille d’or, en natation, avec le jeune Egyptien de 17 ans, Ali Zain qui s’est imposé sur le 100 m papillon.
L'exploit de Ali Zain est de taille et ne pouvait donc passer inaperçu. Mais ce résultat, aussi important soit-il, ne doit pas se muer en une victoire exceptionnelle, car l’Afrique a bel et bien la potentialité de dominer ces JOJ Dakar 2026. Les centres de formation les mieux dotés en infrastructures sportives se trouvent en Occident, mais les jeunes athlètes africains ont l’opportunité de s’entraîner dans des conditions idéales pour performer sur le plan mondial.
Des pays africains, notamment le Maroc, l’Egypte, l’Algérie, le Rwanda, disposent de centres de formation et d’entraînement qui peuvent rivaliser avec ceux de l’Europe et des Etats-Unis. Cependant, le nerf de la guerre faisant toujours défaut, les athlètes africains, malgré toute leur détermination et l’amour de leur pays, sont contraints de passer sous les chronomètres.
C’est dire combien dans certaines disciplines, comme le rugby, l’aviron, ou l’escrime, qui ne sont pas des sports très prisés en Afrique, les pays du continent noir ont peu de chance d’y glaner des médailles. Cependant, avec de l’engagement et de la volonté, les premières marches des podiums de la 4e édition des JOJ ne doivent pas être trop hautes pour les jeunes athlètes africains.
Le pari de la belle cérémonie d’ouverture gagnée, malgré les bagarres politiques et les grèves des syndicats qui pourraient porter atteinte aux JOJ Dakar 2026, il ne reste plus aux Sénégalais et aux Africains qu’à sortir le grand jeu. Les délégués des 54 pays africains, sur plus de 200 pays participants, sont attendus, selon une parité de femmes et d’hommes.
Les jeunes sud-africains, kényans, éthiopiens, algériens, béninois, burkinabè, angolais, botswanais, ivoiriens, égyptiens, nigérians, maliens, marocains, comoriens, malgaches, pour ne citer que certains, sont prêts à relever le défi. Ils veulent dire au baron de Coubertin que l’essentiel n’est plus de participer, mais de gagner.
Key points
- L’Afrique accueille pour la première fois les Jeux olympiques de la jeunesse à Dakar.
- Les athlètes africains ont la potentialité de dominer ces JOJ Dakar 2026.
- Les pays africains disposent de centres de formation et d’entraînement de qualité.