L'interdiction des sachets d'eau et des sacs plastiques en Guinée, entrée en vigueur le 20 septembre 2026, a créé des difficultés pour les consommateurs. Le président de l'Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée, N'bany Sidibé, a dénoncé une situation caractérisée par une pénurie de bouteilles d'eau et une hausse des prix. Selon lui, aucune mesure d'accompagnement n'a été mise en place pour permettre aux consommateurs de s'adapter à cette nouvelle mesure.

N'bany Sidibé a déploré le manque d'alternatives crédibles pour les consommateurs. Il a souligné que les sacs biodégradables et les autres solutions ne sont pas suffisamment disponibles, surtout pour les sachets d'eau. L'interdiction des sachets d'eau a entraîné une forte pression sur les bouteilles d'eau, qui sont devenues rares et plus chères. Les bouteilles d'eau de 1,5 litre, autrefois vendues à 5 000 francs guinéens, peuvent aujourd'hui atteindre 8 000 à 10 000 francs par endroits.

La hausse des prix des bouteilles d'eau pèse davantage sur les ménages aux revenus modestes et contribue à la cherté de la vie. N'bany Sidibé a souligné que les petits bidons, qui coûtaient entre 2 500 et 3 000 francs, sont désormais vendus jusqu'à 4 500 francs. Il a alerté sur les conséquences sanitaires de cette situation, notamment dans un contexte où l'accès à l'eau potable dans les robinets reste limité.

N'bany Sidibé a prévenu que si rien n'est fait, la situation pourrait entraîner le retour des maladies hydriques. Il a évoqué le recours aux forages à Conakry et aux puits et marigots dans certaines zones de l'intérieur du pays. Face à cette situation, l'Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée demande un moratoire d'un an sur l'application du décret.

Le moratoire permettrait la mise en place d'alternatives crédibles pour une transition écologique réussie. N'bany Sidibé propose également un investissement plus important dans le secteur public de l'eau, notamment à travers une réforme de la Société des eaux de Guinée (SEG). Il appelle à développer progressivement les entreprises de recyclage et la production de solutions alternatives aux plastiques à usage unique.

Pour N'bany Sidibé, la protection de l'environnement est nécessaire, mais elle doit s'accompagner d'une transition progressive pour ne pas pénaliser les consommateurs. Il a souligné que la vie et la santé des consommateurs passent avant la protection de l'environnement. L'Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée continue de réclamer un moratoire d'un an pour permettre une transition écologique réussie.

L'interdiction des sachets d'eau et des sacs plastiques en Guinée a été saluée par les défenseurs de l'environnement, mais les consommateurs continuent de faire face à des difficultés. Les autorités guinéennes doivent trouver un équilibre entre la protection de l'environnement et les besoins des consommateurs. La situation reste à suivre.

Key points

  • L'Union pour la Défense des Consommateurs de Guinée réclame un moratoire d'un an sur l'application du décret interdisant les sachets d'eau et les sacs plastiques.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.