Un incendie a éclaté dans la nuit du 9 octobre 2026 à la clinique G3S située à Cosa, dans la commune de Lambanyi à Conakry, en Guinée. Le feu s'est déclaré aux environs de 3 heures du matin, alors que des patients étaient hospitalisés et que le personnel médical assurait la garde. Les premières alertes ont été données après que des bruits assimilés à des explosions ont été entendus à l'intérieur de l'établissement.
Le personnel médical a immédiatement réagi pour évacuer les patients et appeler les secours. Le Dr Ibrahima Bah, médecin au service d'orthopédie-traumatologie, était présent au moment des faits. Il a témoigné que le personnel a découvert l'ampleur du danger après avoir entendu des explosions et constaté la présence de fumée et de flammes dans les salles et dans le bâtiment.
Les sapeurs-pompiers, la police et la gendarmerie ont été mobilisés pour participer aux opérations de secours. Malgré les difficultés rencontrées lors de l'évacuation des patients, aucune perte en vie humaine n'a été enregistrée. Les patients ont été évacués et mis à l'abri, mais des dégâts matériels importants ont été occasionnés.
Les conséquences du sinistre se font déjà sentir sur la prise en charge des patients. Les dégâts occasionnés ont notamment contraint le service d'orthopédie-traumatologie à suspendre les interventions chirurgicales programmées pour la journée du vendredi. Cette interruption préoccupe le personnel soignant, d'autant que certains patients nécessitent une prise en charge rapide.
Le Dr Ibrahima Bah évoque notamment le cas d'un malade admis deux jours plus tôt pour une gangrène consécutive à un traumatisme. Une amputation urgente était envisagée afin d'éviter la progression de l'infection, mais elle a dû être reportée en raison de l'incendie. Le malade va devoir attendre, alors qu'il souffre déjà énormément.
Des disparitions de biens ont également été signalées pendant les opérations de secours. Des patients et des membres du personnel auraient notamment perdu des téléphones portables, des ordinateurs et des sommes d'argent. Le Dr Ibrahima Bah confirme que la clinique a, elle aussi, constaté la disparition de certains équipements.
Le bilan matériel complet du sinistre reste à établir. L'établissement doit désormais faire face aux perturbations de ses activités, tandis que certains patients attendent des interventions qui ne peuvent être réalisées dans les conditions initialement prévues. Cet incendie met en lumière les difficultés liées à la continuité des soins d'urgence lorsqu'un établissement sanitaire est confronté à un sinistre majeur.
Key points
- L'incendie a entraîné l'évacuation des patients et la suspension des interventions chirurgicales programmées.
- Des disparitions de biens ont été signalées pendant les opérations de secours.
- L'incendie met en lumière les difficultés liées à la continuité des soins d'urgence en cas de sinistre majeur.