Hubert Seillan, avocat et président de la Fondation France-Maroc, Paix et Développement durable, a récemment accordé une interview à Aujourd'hui-Mali. Il y a évoqué la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée le 31 octobre 2025. Selon lui, cette résolution ouvre une perspective décisive pour le règlement du différend autour du Sahara marocain. Seillan défend le plan d'autonomie proposé par le Maroc comme une voie susceptible de concilier autodétermination et stabilité politique.

Seillan a présenté son parcours à nos lecteurs, évoquant ses différentes vies. Il a commencé par sa vie familiale, puis a parcouru son parcours professionnel qui l'a conduit de l'université et de la recherche au conseil et à l'entreprise, en France et dans plusieurs pays étrangers, notamment au Maroc. Il a obtenu un doctorat d'Etat en droit et est devenu professeur à l'Université de Bordeaux. Ses recherches ont porté sur les risques, dans toute leur diversité.

Les enseignements de Seillan ne se limitaient pas à la théorie. Il a exercé des missions de conseil auprès de différentes institutions, notamment l'Organisation internationale du travail (OIT) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il a également travaillé en Algérie, où il a créé un institut de gestion des risques à Batna, dans la région de Constantine. Seillan a également effectué des missions en Tunisie, au Niger, au Cameroun, au Sénégal et en Côte d'Ivoire.

En parallèle de ses activités universitaires et de conseil, Seillan a entrepris une aventure éditoriale. En 1985, il a intégré la rédaction de la revue Préventique, puis, en 1989, il a créé le groupe d'édition du même nom. L'ambition était de faire circuler les connaissances et de rapprocher les chercheurs et les praticiens. Cette activité éditoriale a accompagné Seillan jusqu'à la fin de sa carrière universitaire.

Après sa retraite de l'université, Seillan a poursuivi ses activités professionnelles. Il a rejoint le cabinet d'un ami avocat parisien, Michel Ledoux. Seillan y a trouvé un nouvel environnement professionnel et a continué à mettre son expérience au service de dossiers complexes. Il a également évoqué son attachement au Maroc, où il a travaillé pendant près de dix années pour l'Office chérifien des phosphates (OCP).

Seillan a souligné l'importance de la paix pour le développement. Il a appelé à dépasser les positions figées et à exhorte l'Algérie à la sagesse et à la responsabilité. Selon lui, un dialogue marocco-algérien est essentiel pour la paix et le développement au Maghreb et au Sahel. Seillan a défendu le plan d'autonomie proposé par le Maroc comme une voie susceptible de concilier autodétermination et stabilité politique.

La résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies a été adoptée le 31 octobre 2025. Selon Seillan, cette résolution ouvre une perspective décisive pour le règlement du différend autour du Sahara marocain. Il a considéré que c'était une occasion historique de sortir de l'impasse. Seillan a appelé à saisir cette opportunité pour trouver une solution durable au conflit.

Key points

  • La paix est la première condition du développement.
  • La résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies ouvre une perspective décisive pour le règlement du différend autour du Sahara marocain.
  • Un dialogue marocco-algérien est essentiel pour la paix et le développement au Maghreb et au Sahel.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.