Un grand hommage sera rendu ce jeudi 5 novembre à Javits Frimpong, un adolescent ghanéen de 15 ans tué par balles le 29 octobre dernier dans le Bronx, à New York. Sa famille est actuellement déchirée par une vive douleur, ainsi que la communauté ghanéenne et sa diaspora à travers le monde. Le gouvernement ghanéen réclame que toute la lumière soit faite sur les circonstances de sa mort et que les responsabilités soient établies.
Javits Badu Nkansah Frimpong, qui avait rejoint son père à New York, aurait été victime de harcèlement scolaire. Il a été tué par balles par ses agresseurs. Une nouvelle qui a attristé sa famille, spécialement sa mère qui réside au Ghana et toute la communauté noire. L'ambassadeur du Ghana aux États-Unis, Victor Emmanuel Smith, réclame une enquête approfondie et que les enquêteurs américains fassent des progrès dans l'identification des responsables de sa mort.
Le gouvernement ghanéen s'est engagé à prendre en charge les frais de voyage de Doris Adu Gyemfi, la mère de Javits Frimpong, afin qu'elle puisse se rendre à New York pour prendre part aux funérailles de son fils. Javits Badu Nkansah Frimpong, qui avait quitté le Ghana pour les États-Unis, était conscient du changement de son environnement. Il détenait un journal dans lequel il mentionnait un aperçu de sa vie, de ses ambitions, de son parcours du Ghana aux États-Unis et de son expérience depuis son arrivée.
Dans son journal, Javits se décrit comme une personne timide, intelligente qui aimait lire et explorer les forêts par amour de la nature. « J'étais plutôt intelligent parce que j'aimais lire et explorer la forêt pour admirer la beauté de la nature. Je veux aller très loin dans mes études, car on gagne sa vie grâce à l'éducation », peut-on lire dans son journal. Il était conscient que son succès dans ses études lui attirait de la haine, certains cherchant même à saboter ses progrès.
« Mon parcours se déroule bien et je découvre qui je suis. J'ai compris que lorsqu'on commence à réussir, les gens commencent à vous détester et essaient de vous faire tomber », s'est-il confié avant de préciser que sa famille l'avait mis en garde contre la fréquentation d'enfants qu'elle considérait comme une mauvaise influence. D'après lui, sa famille est sa fondation, sa base solide, son roc, son véritable trésor.
Le meurtre de Javits est vécu comme une perte d'un jeune homme en devenir avec ses ambitions, ses valeurs et a suscité l'indignation face à la violence armée. De nombreuses personnes réclament justice pour sa famille. La police indique être toujours à la recherche des suspects, âgés de 16 à 18 ans. Ces derniers portaient des survêtements et des sweats à capuche noirs, ainsi que des masques chirurgicaux.
L'ambassadeur du Ghana aux États-Unis, Victor Emmanuel Smith, souhaite que les enquêteurs établissent si les suspects avaient des liens avec l'élève accusé d'avoir harcelé Javits, ou avec d'autres personnes impliquées dans l'incident. Il a toutefois mis en garde contre toute présomption d'implication de l'auteur présumé du harcèlement dans la fusillade en l'absence de preuves.
Key points
- Le gouvernement ghanéen réclame une enquête approfondie sur les circonstances de la mort de Javits Frimpong.
- La police américaine est toujours à la recherche des suspects âgés de 16 à 18 ans.
- Un hommage sera rendu jeudi à Javits Frimpong pour honorer sa mémoire.