Le système éducatif guinéen est confronté à des défis majeurs depuis des décennies. La révolution de Sékou Touré avait réduit l'école à un organe insignifiant dans l'organisation et le fonctionnement de l'État. Les activités parascolaires avaient pris le dessus sur les cours et les examens de fin d'année. L'enseignement de masse favorisait la médiocrité en promouvant tous les élèves, bons ou mauvais, sans distinction. Cette approche a eu des conséquences négatives sur la qualité de l'éducation.
L'adoption de l'enseignement en langues nationales a également contribué à la décadence de l'école guinéenne. Bien que l'idéal de souveraineté culturelle soit louable, la pratique a été mal enclenchée. De nombreuses promotions n'ont appris la langue française qu'à partir du collège, ce qui les a désavantagées dans leur future carrière. Aujourd'hui, ces promotions sont présentes dans tous les secteurs de l'administration publique et privée, notamment dans l'enseignement, et leur niveau de français est souvent insuffisant.
Le ministre de l'Éducation de l'époque, L. Holié, avait osé critiquer le système éducatif en Conseil national de la révolution. Il avait affirmé que l'État sécrète et entretient un enseignement au rabais. Cette déclaration avait provoqué la colère de Sékou Touré, qui l'a limogé peu de temps après. Le dictateur était allergique à la critique de son régime et n'a pas toléré les propos du ministre.
Après la mort de Sékou Touré, plusieurs réformes de l'éducation ont été mises en œuvre, mais les résultats sont mitigés. Les effectifs d'enseignants sont insuffisants, nombre d'entre eux manquent de compétence professionnelle, et les recettes pédagogiques sont souvent hasardeuses. Le niveau des apprenants continue de baisser, ce qui pose des problèmes pour l'avenir du pays.
Le système éducatif guinéen est confronté à un défi majeur : comment inverser la tendance et sortir de la médiocrité ? Les acteurs de l'éducation, en particulier, sont concernés par cette question. Il est urgent de trouver des solutions pour améliorer la qualité de l'éducation et donner aux élèves et étudiants les compétences nécessaires pour réussir.
Walaoulou Bilivogui, auteur de l'article, exprime sa préoccupation face à la situation de l'éducation en Guinée. Il est particulièrement peiné de voir des générations entières d'élèves et d'étudiants incapables de parler et d'écrire correctement en français, qui est pourtant la langue de travail et de communication avec le monde.
La Guinée doit relever le défi de l'éducation pour assurer son avenir. Les autorités éducatives et les acteurs de l'éducation doivent travailler ensemble pour trouver des solutions et améliorer la qualité de l'éducation. Il est temps de prendre des mesures concrètes pour sortir le système éducatif guinéen de la médiocrité et donner aux élèves et étudiants les compétences nécessaires pour réussir.
Key points
- Le système éducatif guinéen est confronté à des défis majeurs depuis des décennies.
- Les réformes mises en œuvre n'ont pas donné les résultats escomptés.
- Il est urgent de trouver des solutions pour améliorer la qualité de l'éducation en Guinée.