La garde nationale de Guinée-Bissau a mené deux opérations dans la capitale Bissau, interceptant 168 candidats à l’émigration clandestine en trois jours. Ces opérations ont permis de démanteler un réseau de départ clandestin, qui prévoyait d’envoyer ces personnes vers les îles Canaries. Les candidats à l’émigration, originaires de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, étaient principalement des jeunes à la recherche d’un avenir meilleur.

Les candidats à l’émigration clandestine interceptés étaient principalement des jeunes originaires du Sénégal, de Gambie, de Guinée et du Mali. Ils tentaient de rejoindre l’Europe, notamment les îles Canaries, en dépit des dangers liés à la traversée. Les réseaux de départ clandestin, qui opèrent dans la région, ont été renforcés ces dernières années, en raison de la pression exercée par les autorités sénégalaises et mauritaniennes.

Selon les autorités de la garde nationale, les candidats à l’émigration interceptés étaient détenus dans une maison située dans la périphérie nord de Bissau. Ils devaient être acheminés vers une île située dans l’archipel des Bijagos, leur point de regroupement avant un départ vers les îles Canaries. Les autorités ont également indiqué que d’autres candidats à l’émigration avaient déjà été interceptés samedi au quai de pêche de Bandim, à Bissau.

La pression exercée contre les réseaux de départ clandestin au Sénégal pousse de plus en plus les organisateurs à rechercher d’autres points d’embarquement, moins surveillés, notamment en Gambie et en Guinée-Bissau. Les autorités de la région ont renforcé leurs contrôles pour lutter contre l’émigration clandestine, qui a déjà fait des milliers de victimes ces dernières années.

La Guinée-Bissau, enclavée entre le Sénégal et la Guinée, a connu plusieurs coups d’État et de nombreuses tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal en 1974. La pauvreté accablante et le chaos politique du pays en font un terrain fertile pour la corruption et le trafic de drogue. Les autorités du pays ont annoncé leur intention de renforcer leur coopération avec les pays voisins pour lutter contre l’émigration clandestine.

Des centaines de personnes, pour la plupart originaires du Sénégal, de Gambie, de Guinée et du Mali, ont été secourues ces derniers mois à bord d’embarquements peu sûres ou menaçant de couler au large de l’Afrique de l’Ouest. Les autorités de la région ont lancé des opérations de sauvetage pour secourir ces personnes, qui risquent leur vie pour rejoindre l’Europe.

Les États-Unis et l’Union européenne ont exprimé leur inquiétude face à la situation en Guinée-Bissau, où la pauvreté et l’instabilité politique poussent de nombreux jeunes à tenter leur chance en Europe. Les autorités du pays ont annoncé leur intention de travailler avec les partenaires internationaux pour lutter contre l’émigration clandestine et promouvoir le développement économique du pays.

Key points

  • La garde nationale de Guinée-Bissau a intercepté 168 candidats à l’émigration clandestine en trois jours.
  • Les candidats à l’émigration clandestine interceptés étaient principalement des jeunes originaires du Sénégal, de Gambie, de Guinée et du Mali.
  • La pression exercée contre les réseaux de départ clandestin au Sénégal pousse de plus en plus les organisateurs à rechercher d’autres points d’embarquement, moins surveillés.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.