La grève des enseignants du primaire en Algérie se poursuit, affectant les établissements scolaires de la wilaya de Tizi Ouzou. Les enseignants, qui ont différentes doléances, notamment une reclassification à la catégorie 12, comme leurs collègues titulaires de la licence, réclament également l'allégement des programmes et la mise à disposition de moyens didactiques pour exercer leur métier. Cette grève, qui dure depuis le début de l'année, prend en otage les écoliers.

Selon une enseignante, les revendications des enseignants du primaire sont avant tout d'ordre pédagogique et social. Elle explique que les enseignants du primaire travaillent 30 heures par semaine, en plus des heures de préparation, de correction des cahiers et de surveillance dans la cour des élèves et dans la cantine. Les enseignants déboursent également beaucoup d'argent pour leurs élèves, notamment pour la préparation du matériel didactique et en soutien aux élèves nécessiteux.

Les parents d'élèves, représentés par M. Chalal, de la Fédération des parents d'élèves, estiment que les revendications des enseignants sont légitimes, mais ils craignent que la grève ne prive leurs enfants de la période des congés. Ils demandent aux syndicats des enseignants, aux enseignants et à leur tutelle de tenir des rencontres pour discuter officiellement et sereinement. Les parents sont prêts à accompagner les enseignants pour trouver des solutions à leurs revendications.

Le directeur de l'éducation de la wilaya de Tizi Ouzou, Ahmed Laalaoui, a rencontré les enseignants du primaire à cinq reprises et a pris en charge certaines de leurs doléances. Il estime que les revendications des enseignants sont légitimes, mais reproche la période choisie pour enclencher la grève. Il craint que la grève ne provoque la chute de la wilaya dans le classement aux examens.

Ahmed Laalaoui a précisé que la grève se poursuit dans certaines circonscriptions, mais n'est pas généralisée. Il a ajouté que des instructions ont été données aux directeurs et aux inspecteurs pour alléger le travail des enseignants. Le directeur de l'éducation a également menacé de prendre des mesures sévères, notamment des ponctions sur les salaires et les primes de rendement, si la grève se poursuit.

Les enseignants du primaire réclament également la révision des programmes dits "Nouvelle génération" et leur adaptation au niveau des enfants de six ans. Ils estiment que les volumes horaires des enseignants du primaire sont trop chargés par rapport à ceux des enseignants des autres paliers. Les enseignants demandent à être payés en fonction du volume horaire qu'ils assurent.

La grève des enseignants du primaire en Algérie risque de se prolonger, affectant les élèves et les parents. Les enseignants, les parents et la tutelle doivent trouver une solution pour résoudre les problèmes soulevés par les enseignants. Les mesures prises par le gouvernement seront cruciales pour résoudre ce conflit qui dure depuis le début de l'année.

Key points

  • Les enseignants du primaire en Algérie réclament une reclassification à la catégorie 12.
  • La grève des enseignants du primaire affecte les établissements scolaires de la wilaya de Tizi Ouzou.
  • Les parents d'élèves estiment que les revendications des enseignants sont légitimes, mais craignent pour les congés de leurs enfants.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.