Une grève de 48 heures du transport des carburants a débuté mercredi 23 septembre en Tunisie. Les premiers effets de cette grève se sont fait sentir dans plusieurs stations du Grand Tunis, où des ruptures d'essence ont été signalées. Cependant, selon les informations disponibles, il n'y a pas de pénurie nationale établie à ce stade. La grève doit se poursuivre jusqu'au jeudi 24 septembre à 23h59.

Sur le terrain, la situation est hétérogène et aucun relevé national ne permet encore de mesurer l'ampleur réelle des difficultés. Plusieurs stations du Grand Tunis ont connu des ruptures dès les premières heures de la grève. Les approvisionnements essentiels, notamment l'oxygène destiné aux établissements de santé, restent prévus et ne devraient pas être affectés par la grève.

Le groupe Agil, un acteur majeur dans le transport des carburants, a indiqué que plusieurs chauffeurs n'ont pas suivi la grève. Selon son PDG, Khaled Bettine, des camions ont chargé du carburant à Radès et Skhira avant de partir approvisionner différentes régions sous accompagnement sécuritaire. Agil assure également disposer de stocks suffisants pour faire face à la demande.

Agil a également annoncé l'arrivée d'un navire mardi, avec un second attendu mercredi. Ces éléments sont autant de facteurs qui pourraient contribuer à atténuer les effets de la grève. Cependant, ces déclarations ne constituent pas une mesure indépendante de la disponibilité nationale et il faudra suivre l'évolution de la situation dans les prochains jours.

L'indicateur décisif sera désormais l'évolution, région par région, des stations en rupture, des réapprovisionnements et des camions effectivement en circulation. Les autorités tunisiennes et les acteurs du secteur suivront de près la situation pour évaluer l'impact réel de la grève sur l'approvisionnement en carburants.

La grève des carburants intervient dans un contexte où la Tunisie est confrontée à des défis économiques, notamment un déficit commercial important. Le secteur de l'énergie est particulièrement sensible et toute perturbation dans l'approvisionnement peut avoir des répercussions significatives sur l'économie du pays.

Les Tunisiens attendent avec intérêt la résolution de cette grève et le retour à la normale de l'approvisionnement en carburants. Les autorités devront prendre des mesures pour éviter de telles perturbations à l'avenir et garantir la stabilité de l'approvisionnement en énergie.

Key points

  • La grève des carburants a provoqué des ruptures locales en Tunisie mais pas de pénurie nationale.
  • Les approvisionnements essentiels, notamment l'oxygène destiné aux établissements de santé, restent prévus.
  • Agil dispose de stocks suffisants et attend des livraisons supplémentaires de carburant.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.