Un citoyen guinéen, Walaoulou Bilivogui, a récemment partagé son expérience sur les pratiques de bonne gouvernance en Côte d’Ivoire sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny. Lors d'une conversation avec un ami qui a résidé en Côte d’Ivoire pendant de longues années, il a été question de deux pratiques innovantes mises en œuvre par le premier président ivoirien. Ces pratiques concernent la prévention de la corruption et le développement égalitaire des régions du pays. D'après M. Bilivogui, ces expériences pourraient servir de leçon pour la Guinée.

La première pratique concerne la prévention de la corruption. Chaque fois que Félix Houphouët-Boigny nommait de nouveaux membres du gouvernement, il leur accordait un paquet financier sur le budget de l’État. Cet argent était destiné à leur permettre d’acquérir une résidence et une plantation dans leur village. En contrepartie, toute malversation financière au préjudice de l’État était sanctionnée avec rigueur. Même si cette mesure n’a pas totalement éradiqué la corruption dans l’administration publique ivoirienne, elle l’a considérablement réduite.

La deuxième pratique mise en place par le président Houphouët-Boigny visait à promouvoir le développement égalitaire des régions du pays. Pour cela, il a instauré la célébration tournante de la fête nationale de l’indépendance. La région choisie bénéficiait ainsi, pendant un an, de grands travaux touchant plusieurs secteurs économiques et sociaux. Cette politique a permis de moderniser les chefs-lieux des départements et de réduire l’exode rural vers Abidjan.

En Guinée, la situation est différente. Malgré les mesures prises, comme la prestation de serment des ministres sur le Coran ou la Bible à leur entrée en fonction, la corruption persiste. De nombreux ministres ont été impliqués dans des scandales financiers et ont été sanctionnés par la justice. La fête nationale tournante, instaurée sous le régime d’Alpha Condé, n’a pas non plus atteint les résultats escomptés. Des milliards de francs ont été décaissés pour des travaux qui n’ont pas tous été exécutés ou qui n’ont pas vu le jour.

Selon Walaoulou Bilivogui, la leçon à tirer de l’expérience ivoirienne est qu’il faut prendre des initiatives pour améliorer la gouvernance. Si ces initiatives ne sont pas possibles, il suggère de copier les bonnes pratiques mises en œuvre ailleurs. La comparaison entre les politiques de développement en Côte d’Ivoire et en Guinée montre que des efforts peuvent être faits pour améliorer la situation en Guinée.

Les pratiques de bonne gouvernance mises en place par Félix Houphouët-Boigny ont eu des résultats positifs en Côte d’Ivoire. La prévention de la corruption et le développement égalitaire des régions ont contribué à améliorer la situation économique et sociale du pays. Il est possible que d’autres pays, comme la Guinée, puissent s’inspirer de ces expériences pour améliorer leur propre gouvernance.

En conclusion, les deux pratiques de bonne gouvernance mises en œuvre en Côte d’Ivoire sous la présidence de Félix Houphouët-Boigny peuvent servir de modèle pour d’autres pays. La Guinée, en particulier, pourrait tirer des leçons de ces expériences pour améliorer sa propre gouvernance et réduire la corruption.

Key points

  • La Côte d’Ivoire a instauré des pratiques de bonne gouvernance pour prévenir la corruption et promouvoir le développement égalitaire des régions.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.