Le guitariste et arrangeur Flamme Kapaya, alias Mweni Kapaya, a donné un ultimatum de 48 heures à son ancien patron, Werrason, pour régler à l'amiable une affaire de droits d'auteur et de droits voisins qui traîne depuis près de deux décennies. Flamme Kapaya exige la régularisation de ses droits d'auteur sous 48 heures avant de passer à une autre étape. Il menace d'engager des démarches légales auprès des organismes de gestion des droits d'auteur, notamment la SACEM.
Au cœur de son réquisitoire, Flamme Kapaya affirme être intervenu comme guitariste soliste, compositeur ou arrangeur sur neuf titres de Werrason. Ces œuvres apparaissent avec le statut « En attente de validation » auprès de la SACEM, ce qui empêcherait la perception de ses droits au bénéfice de ses enfants et ayants droit. Flamme Kapaya a tenté à plusieurs reprises de régler le différend sans passer par la voie judiciaire, notamment en proposant à Werrason une transaction en 2007.
Selon Flamme Kapaya, Werrason n'a jamais donné suite à sa proposition de transaction, malgré plusieurs relances. Il a déploré le fait que Werrason ne lui ait jamais rappelé après lui avoir demandé de l'appeler le lendemain. Flamme Kapaya a souligné que cela fait 20 ans que l'affaire traîne et que ses enfants ont besoin de leur argent.
Flamme Kapaya a évoqué le cas de Maïka Munan, un arrangeur qui a travaillé sur l'album culte Solola Bien de Wenge musica maison mère. Selon lui, Maïka Munan a rencontré d'importantes difficultés pour faire reconnaître et percevoir ses droits. Flamme Kapaya présente ce cas comme l'illustration d'une problématique plus large touchant plusieurs musiciens accompagnateurs et arrangeurs majeurs de la rumba congolaise.
Malgré la fermeté de son ultimatum, Flamme Kapaya assure ne pas vouloir effacer le respect qu'il porte à Werrason et à son parcours artistique. Il continue de reconnaître à Werrason le statut de « grande star » et de figure majeure de la culture congolaise. Cependant, sur la question de ses droits, le guitariste indique vouloir aller jusqu'au bout.
Flamme Kapaya a indiqué avoir échangé avec les responsables de la SACEM, qui lui ont dit que c'est Werrason qui peut débloquer la situation afin qu'il touche ses droits. Il a insisté sur le fait que ses enfants ont besoin de leur argent. Reste à savoir si Werrason va se plier aux exigences de son ancien salarié.
L'affaire a suscité un grand intérêt dans le monde de la musique congolaise, où les questions de droits d'auteur et de droits voisins sont souvent sensibles. Les artistes et les professionnels de la musique attendent de voir comment Werrason va réagir à l'ultimatum de Flamme Kapaya et comment cette affaire va évoluer dans les prochains jours.
Key points
- - Flamme Kapaya donne un ultimatum de 48 heures à Werrason pour régler ses droits d'auteur. - L'affaire concerne neuf titres de Werrason sur lesquels Flamme Kapaya a intervenu comme guitariste soliste, compositeur ou arrangeur. - Flamme Kapaya menace d'engager des démarches légales auprès de la SACEM si Werrason ne débloque pas ses droits d'auteur.