Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a lancé le processus devant conduire au Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Le 23 septembre 2026, il a signé une ordonnance instituant un comité d’organisation préliminaire chargé de préparer la mise en place de la commission préparatoire desdites assises. Ce comité est notamment chargé de prendre les dispositions matérielles et logistiques nécessaires.

Le comité d'organisation est appuyé par un secrétariat technique composé de onze experts. Il doit préparer les rencontres avec les différentes composantes de la société et réunir les conditions préalables à la tenue du dialogue. Le processus, selon la dernière adresse à la nation du chef de l’État, prononcée le 27 août dernier, débutera par des consultations dans les 26 provinces avant la tenue des assises nationales à Kinshasa.

L'objectif du dialogue est d'aboutir à un Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, accompagné d’un mécanisme de suivi des engagements qui seront pris. Cependant, ce format institutionnel du dialogue est contesté par l'opposition dans l’environnement sociopolitique congolais. Lucain Kasongo, ancien député national et secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), conteste le processus engagé.

Selon Lucain Kasongo, le mécanisme mis en place par le pouvoir ne correspond pas aux exigences d’un véritable dialogue politique. Il considère le processus engagé comme un "Congrès de l’Union sacrée de la nation" mais aussi comme un monologue. "Il n’y a pas de dialogue. Il y aura un monologue de l’Union sacrée bis. C’est un congrès de l’Union sacrée et non un dialogue", a-t-il dénoncé.

Lucain Kasongo affirme que le chef de l’État est également partie au conflit en raison de sa mauvaise gouvernance, et qu’il ne peut pas tout contrôler. "L’Union sacrée, c’est une partie au conflit. C’est une partie à la crise. Et la partie à la crise ne peut pas être juge et partie", a-t-il affirmé. Il souhaite avoir "un médiateur neutre" pour résoudre la crise.

Le dialogue national, présenté comme une initiative souveraine conçue et conduite par les Congolais, a pour but de résoudre les problèmes multiformes que connaît la RDC. La durée maximale du dialogue, selon Félix Tshisekedi, est fixée à trois mois. Le président Tshisekedi a appelé au dialogue pour trouver des solutions aux problèmes de la RDC.

Les réactions à ce dialogue national divergent. Certains acteurs politiques et sociaux estiment que ce dialogue est une occasion pour trouver des solutions aux problèmes de la RDC. D'autres, comme Lucain Kasongo, estiment que le processus est biaisé et ne répond pas aux exigences d'un véritable dialogue.

Key points

  • Le dialogue national en RDC est contesté par l'opposition qui dénonce un "monologue de l'Union sacrée bis".
  • Le président Félix Tshisekedi a lancé le processus de dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.
  • L'objectif du dialogue est d'aboutir à un Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.