Le département Genre de l'Asbl "Grand Kasaï Fondation" (GKF) a organisé une matinée de réflexion à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), pour élaborer un cahier des charges des femmes en vue du dialogue national convoqué par le Président de la République. Cette rencontre a permis aux participantes d'identifier plusieurs préoccupations liées au développement de leurs provinces.
Selon Félicité Kanku, responsable du Département Genre de la GKF, cette matinée de réflexion visait à faire le diagnostic sur les vrais problèmes qui freinent le développement et l'épanouissement des filles et fils de l'espace Grand Kasaï, en général, et de la femme en particulier. Les femmes paient les plus lourds tributs des conflits armés, communautaires, fonciers et autres.
Les participantes ont évoqué plusieurs préoccupations, notamment la sécurité et l'économie, avec la construction des routes de desserte agricole. La sécurisation des frontières proches et leur renforcement militaire sont également jugés nécessaires. Léonie Kandolo, membre de la fondation et ancienne ministre du Genre, famille et enfant, a souligné que cette rencontre permettait aux femmes du Grand Kasaï de faire entendre leur voix.
Gisèle Ndaya, membre du GKF et ministre honoraire du Genre, famille et enfant, a insisté sur le désenclavement des provinces du Grand Kasaï et la représentativité des femmes dans les institutions issues des processus électoraux. Les participantes souhaitent que ces provinces soient désenclavées pour permettre leur développement.
Le dialogue national convoqué par le Président de la République, Félix Tshisekedi, vise à recueillir les préoccupations de différentes composantes de la société congolaise. Ce processus doit commencer par des consultations dans les 26 provinces avant la tenue des assises nationales à Kinshasa.
Les femmes du Grand Kasaï ont identifié plusieurs priorités, notamment le renforcement de l'offre sanitaire, l'effectivité de la gratuité de l'accouchement, l'amélioration de la qualité de l'enseignement primaire et la construction d'écoles dans les zones reculées. Ces préoccupations seront prises en compte lors des pourparlers.
Le dialogue national est perçu comme un processus destiné à traiter les causes structurelles de l'instabilité du pays et à renforcer la cohésion nationale. Les organisatrices espèrent que ce processus permettra de résoudre les problèmes spécifiques des femmes, des enfants et des personnes vulnérables.
Key points
- Les femmes du Grand Kasaï élaborent un cahier des charges pour le dialogue national.
- La sécurité et l'économie sont parmi les préoccupations majeures des femmes.
- Le dialogue national vise à recueillir les préoccupations de différentes composantes de la société congolaise.