Le coordonnateur de la Coalition de l’article 5, Caleb Banza, a réagi aux propositions de la MONUSCO concernant le dialogue national en République démocratique du Congo. Depuis Lubumbashi, il a invité le président Félix Tshisekedi à écouter les différentes composantes de la société, tout en rappelant que la souveraineté appartient au peuple congolais. Les recommandations de la MONUSCO constituent, pour Caleb Banza, une contribution parmi tant d’autres.
Caleb Banza a exprimé son point de vue lors d’une conférence de presse tenue à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Il a estimé que le chef de l’État doit écouter les différentes voix qui s’expriment autour de ce processus, sans perdre de vue les aspirations de la population. Le président de la République devrait accepter d’écouter toutes les critiques d’où qu’elles viennent, qu’elles viennent de son propre camp politique, qu’elles viennent de l’opposition politique, qu’elles viennent de la société civile, des églises et même des partenaires internationaux.
Pour Caleb Banza, le président Félix-Antoine Tshisekedi devrait rester attentif aux critiques et propositions provenant aussi bien de son propre camp politique que de l’opposition, de la société civile, des confessions religieuses ou encore des partenaires internationaux. Il a insisté sur le fait que le seul souverain, c’est le peuple congolais. Aucun acteur politique, institutionnel ou international ne devrait se substituer au peuple congolais, détenteur de la souveraineté nationale.
La Coalition de l’article 5 défend une approche du dialogue national fondée sur une large participation de la population. Elle souhaite notamment que des consultations soient organisées dans les différentes provinces du pays afin de permettre aux Congolais de faire remonter directement leurs préoccupations. Ces consultations devraient notamment porter sur les questions liées à la sécurité, à l’emploi, aux infrastructures, à l’éducation, à la santé et au développement.
Caleb Banza a ajouté que les recommandations formulées par les partenaires internationaux peuvent être examinées, mais ne sauraient se substituer aux aspirations des Congolais. Il a affirmé que le coordonnateur de la C5 plaide pour des consultations à la base pour permettre au chef de l’État de recueillir les différentes propositions avant de définir les orientations du dialogue national.
La C5 estime ainsi que le dialogue national devrait partir des réalités vécues par la population et permettre de recueillir les préoccupations exprimées à la base avant les grandes orientations nationales. José Mukendi a rapporté que Caleb Banza a fait ces déclarations à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga, lors d’une conférence de presse.
Le dialogue national en RDC est un processus important pour l’avenir du pays. Les différentes composantes de la société attendent beaucoup de ce dialogue. Le président Félix Tshisekedi doit prendre en compte les aspirations de la population pour que ce dialogue soit fructueux.
Key points
- Le président Félix Tshisekedi doit écouter les différentes voix qui s’expriment autour du dialogue national.
- La souveraineté appartient au peuple congolais.
- Des consultations à la base sont nécessaires pour permettre aux Congolais de faire remonter directement leurs préoccupations.