Le directeur de cabinet du président de la République, Anthony Nkinzo Kamole, accompagné de Fortunat Biselele et d’autres membres de la majorité au pouvoir, a été reçu samedi 3 octobre 2026 à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, par Mgr Fulgence Muteba Mugalu, président de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO). Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des consultations engagées depuis plusieurs mois avec les responsables des confessions religieuses dans le cadre des préparatifs du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.

Au centre de leur entretien figurait la question du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État, convoqué par le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi. L’Église catholique réaffirme son ouverture au dialogue, tout en insistant sur l’inclusivité et la crédibilité du processus. Mgr Fulgence Muteba a échangé avec la délégation de la Présidence de la République sur le projet de “Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État”.

Ces échanges interviennent à un moment clé du processus marqué par la mise en place progressive des organes préparatoires du dialogue, notamment le comité d’organisation et la commission préparatoire. Le processus de dialogue national, placé sous le suivi du sommet de l’État, devrait aboutir à la mise en place d’un Pacte national autour de la restauration de la paix, du renforcement de la cohésion nationale et de la refondation de l’État.

Le comité préparatoire institué par ordonnance présidentielle attend la prochaine désignation de ses animateurs. Le directeur de cabinet du président de la République est appelé à jouer un rôle majeur dans ce comité. Selon la même ordonnance, le comité rendra régulièrement compte de ses activités au président de la République, par l’intermédiaire de son directeur de cabinet.

L’initiative de dialogue national lancée par le président Félix Tshisekedi intervient dans un contexte de fortes tensions politiques et sécuritaires en RDC. Annoncé officiellement au mois d’août 2026 comme un « Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État », le processus doit traiter les causes structurelles de l’instabilité du pays et s’étendre sur une période maximale de trois mois.

Cependant, son format suscite des désaccords au sein de la classe politique. Une partie de l’opposition conteste notamment les modalités du processus et réclame davantage de garanties quant à son caractère inclusif et consensuel. La question de la préparation, de la facilitation et de la participation des différentes forces politiques et sociales demeure ainsi au cœur des divergences autour de ce dialogue.

Key points

  • L’Église catholique insiste sur l’inclusivité et la crédibilité du processus de dialogue national.
  • Le dialogue national doit aboutir à la mise en place d’un Pacte national autour de la restauration de la paix et de la cohésion nationale.
  • Le processus de dialogue national est placé sous le suivi du sommet de l’État.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.