L'université Abderrahmane Mira de Béjaïa est l'un des établissements où les travailleurs du pré-emploi attendent toujours leur intégration. 12 travailleurs, en majorité des femmes, ont récemment dénoncé l'attitude de l'administration de l'université qui refuse de les intégrer, prétextant l'absence de postes budgétaires. Cette situation est d'autant plus préoccupante que le gouvernement avait annoncé l'intégration de ces travailleurs avant la fin de l'année écoulée et courant de l'année 2020.

Le gouvernement algérien avait pris des mesures pour régulariser la situation des travailleurs du pré-emploi exerçant dans des administrations publiques depuis plus de huit ans. L'ex-chef de gouvernement Noureddine Bedoui avait affirmé que cette décision de régularisation était une "réparation responsable d'une situation qui a perduré" et qui "consacre l'État de droit et garantit les droits de tous les citoyens au même pied d'égalité". Cette mesure devait concerner 374 304 employés du pré-emploi dans les administrations publiques.

L'opération d'intégration, lancée le 1er novembre dernier, est répartie sur trois phases. La première concerne 160 000 employés ayant plus de 8 années d'ancienneté, la deuxième, qui devrait être lancée cette année, touchera 105 000 employés ayant de 3 à 8 années d'ancienneté, tandis que la troisième étape concernera 100 000 employés de moins de 3 années d'expérience qui seront titularisés en 2021. Cependant, des travailleurs du pré-emploi se disent lésés, comme ceux de l'université de Béjaïa.

Du côté de l'administration de l'université Abderrahmane Mira, l'on rétorque qu'aucune instruction quant à la régularisation desdits fonctionnaires n'a été reçue. Les départements ministériels concernés par cette opération ont été instruits de mettre en place des comités de suivi à leur niveau dans le but d'assurer l'état de mise en œuvre de cette opération dans les délais impartis. Cependant, la réalité est toute autre sur le terrain.

Les travailleurs du pré-emploi exerçant dans des administrations publiques depuis plus de huit ans attendent toujours leur intégration malgré les annonces du gouvernement. Cette situation est d'autant plus préoccupante que les travailleurs concernés commencent à perdre espoir. Les responsables des établissements publics doivent prendre en considération les doléances de ces travailleurs et mettre en œuvre les mesures annoncées par le gouvernement.

Les travailleurs du pré-emploi de l'université Abderrahmane Mira de Béjaïa attendent toujours une réponse à leurs doléances. Ils espèrent que les autorités compétentes prendront en considération leur situation et mettront en œuvre les mesures nécessaires pour régler leur statut. Cette situation est d'autant plus importante que les travailleurs concernés sont des éléments essentiels des établissements publics.

Key points

  • Le gouvernement algérien avait annoncé l'intégration de 374 304 employés du pré-emploi dans les administrations publiques.
  • Les travailleurs du pré-emploi de l'université Abderrahmane Mira de Béjaïa attendent toujours leur intégration malgré les annonces du gouvernement.
  • L'opération d'intégration est répartie sur trois phases et devrait être achevée en 2021.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.