Une femme âgée de Togbin-Daho, au Bénin, exprime son inquiétude face à la démolition imminente de sa maison, marquée récemment pour démolition. Elle vit dans cette maison depuis plus de 52 ans et y a élevé sa famille. La nouvelle de la démolition l'a profondément bouleversée, la rendant incapable de manger normalement. Elle craint de perdre non seulement son toit, mais également le lieu où repose son défunt mari, enterré dans une chambre de la maison.

Selon les informations fournies par les autorités locales, les maisons situées à Togbin-Daho, ainsi que dans d'autres zones comme Akogbato, Fiyégnon et Yèmi Codji à Cotonou, et Adounko, sont concernées par cette opération. Les clôtures sans habitation seront démolies, tandis que les occupants des maisons recevront des sommations pour libérer les lieux. Le gouvernement justifie cette opération par la nécessité de préserver les couloirs naturels d'écoulement des eaux et de protéger l'environnement.

Le porte-parole du gouvernement béninois, Wilfried Houngbédji, a expliqué le 18 octobre 2026, sur la télévision nationale, que le développement de la route des Pêches avait favorisé des installations sur les berges et parfois sur les plans d'eau. Selon lui, cette occupation peut aggraver les risques d'inondation et menacer les mangroves. Le gouvernement prévoit de libérer les emprises, d'aménager les berges et de rendre le plan d'eau navigable jusqu'à Ouidah.

La septuagénaire de Togbin-Daho demande un délai plus long pour quitter sa maison, jusqu'au début des grandes vacances scolaires, afin de lui permettre de chercher un autre endroit où s'installer. Elle réclame également une indemnisation ou un relogement. Elle affirme que sa famille a accompli les formalités de lotissement et payé les frais correspondants, mais ne comprend pas pourquoi la démolition est prévue pour le 15 décembre.

Les habitants de Togbin-Daho, comme la septuagénaire, s'inquiètent de leur avenir, alors que les autorités leur demandent de quitter leurs maisons. Ils craignent de perdre leur toit et leurs biens, ainsi que les lieux qui leur sont chers, comme la tombe du mari de la septuagénaire. Les autorités doivent trouver des solutions pour reloger ou indemniser ces personnes, tout en prenant en compte les impératifs de sécurité et d'environnement.

Le gouvernement béninois a assuré que les propriétés des personnes en règle seraient rachetées et que les doléances des représentants des personnes affectées avaient été recueillies et transmises aux autorités. Cependant, les habitants de Togbin-Daho attendent toujours des solutions concrètes pour leur avenir. La septuagénaire, quant à elle, continue de chercher une issue qui lui évite de perdre à la fois son toit et le lieu où repose son mari.

Les opérations de démolition et de relogement prévues par le gouvernement béninois soulèvent des questions sur la prise en compte des droits et des besoins des populations affectées. Les autorités doivent trouver un équilibre entre les impératifs de sécurité et d'environnement et les droits des habitants, pour éviter de créer des situations de détresse comme celle de la septuagénaire de Togbin-Daho.

Key points

  • Les autorités béninoises annoncent la démolition de plusieurs maisons à Togbin-Daho pour des raisons de sécurité et d'environnement.
  • Les habitants de Togbin-Daho, comme une septuagénaire, s'inquiètent de leur avenir et demandent un délai pour quitter leurs maisons et une indemnisation ou un relogement.
  • Le gouvernement béninois a assuré que les propriétés des personnes en règle seraient rachetées et que les doléances des représentants des personnes affectées avaient été recueillies et transmises aux autorités.

Share this story

Written by

SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.