Le président du Parlement finlandais, Jussi Halla-aho, a révélé le 1er octobre 2026 que plusieurs députés avaient été victimes d'intrusions à leur domicile, avec des actes de vandalisme notamment dans les toilettes. Selon lui, le nombre de cas est "considérable" et les faits s'étalent sur environ un an. Les logements concernés ne portent aucune trace d'effraction.
Les députés ont décrit des indices discrets, tels qu'une prise murale démontée ou une plinthe de cuisine posée au milieu du sol. Un député a retrouvé des excréments dans sa cuvette, sans aucun autre signe de désordre dans son logement. Les élus ont ressenti de l'agacement plutôt que de la peur, mais ont alerté le service de sécurité du Parlement.
La police d'Helsinki a ouvert un examen préliminaire, en lien avec la police criminelle nationale, mais il ne s'agit pas encore d'une enquête pénale. Le quotidien britannique The Telegraph rapporte que la Russie est soupçonnée d'avoir envoyé des agents pour mener ces intrusions, dans le cadre d'une opération présumée de guerre hybride contre l'Occident.
Le député Ben Zyskowicz, du Parti de la coalition nationale, y voit une méthode d'intimidation. Selon lui, c'est une façon pour les services de renseignement russes de montrer que des gens sont surveillés, une façon de créer de l'inquiétude. Il a confirmé sa thèse en rappelant un précédent impliquant l'ancienne correspondante de la BBC pour la Russie, Sarah Rainsford.
D'autres voix finlandaises évoquent des méthodes comparables sans lier ces cas à Moscou. Toutefois, Jussi Halla-aho a rappelé que les acteurs étatiques peuvent agir de manière proche de ces cas présumés. Le chef du renseignement de l'état-major, Pekka Turunen, a indiqué qu'une intrusion au domicile d'un élu "entre dans l'arsenal russe".
La vice-présidente du Parlement, Paula Risikko, a jugé qu'aucune conclusion sur une influence russe ne pouvait être tirée pour l'instant. Le président Alexander Stubb a réagi sans nommer d'auteur, affirmant qu'une attaque contre un député est une attaque contre la démocratie, qui ne doit être ni permise ni acceptée.
Les autorités finlandaises continuent d'enquêter sur ces affaires, qui suscitent l'inquiétude dans le pays. Les députés concernés ont été soutenus par leurs collègues et les autorités, qui ont condamné ces actes de vandalisme. L'affaire est suivie de près par les médias et le public finlandais.
Key points
- Les députés finlandais victimes d'intrusions à leur domicile avec des excréments laissés dans les toilettes.
- Une piste russe est évoquée, mais sans preuve pour l'instant.
- Les autorités finlandaises enquêtent sur ces affaires, qui suscitent l'inquiétude dans le pays.