Une démission collective a été annoncée au sein du parti Les Démocrates au Bénin, vendredi 9 octobre 2026. Plusieurs hauts responsables du parti, dont Eric Houndeté, ancien vice-président, Jude Lodjou, colistier de Renaud Agbodjo, et l'ancien ministre Saliou Akadiri, ont décidé de quitter la formation politique. Ils étaient membres du "Pacte républicain", un regroupement créé après le rejet du dossier des candidats du parti Les Démocrates à la présidentielle 2026.
La crise couvait depuis plusieurs mois au sein du parti Les Démocrates. Les démissionnaires reprochent à la direction de ne pas avoir suffisamment anticipé les changements du paysage politique et institutionnel, notamment les nouvelles règles électorales. Ils estiment que la débâcle du parti lors des élections législatives et communales de 2026 aurait dû provoquer une remise en question profonde. Le parti n'a présenté aucun duo à la présidentielle et n'a obtenu aucun élu lors des élections législatives et communales.
Les tensions se sont accentuées autour de la présidentielle 2026. Après le rejet du dossier du duo candidats des Démocrates à la présidentielle, plusieurs responsables ont rejoint le Pacte républicain, qui a publiquement soutenu le duo de la mouvance présidentielle, Romuald Wadagni et Mariam Chabi Talata. Or, le parti avait décidé de ne soutenir aucun des deux duos en lice. Ces responsables ayant affiché leur préférence ont ensuite été sanctionnés et suspendus de toutes les activités de la formation politique.
Les démissionnaires défendent leur choix de soutenir le duo Wadagni-Chabi Talata, qu'ils jugent libre et assumé. Ils dénoncent la concentration des décisions, la marginalisation de certaines sensibilités et le non-respect présumé des règles internes au sein du parti. Ils contestent également la procédure ayant conduit à la désignation d'un nouveau président après le retrait de Boni Yayi, annoncé le 3 mars 2026 pour des raisons de santé.
Les démissionnaires affirment représenter une part importante des responsables nationaux et territoriaux du parti. Ils disent toutefois ne pas renier leurs anciens compagnons. Leur départ ne signifie pas la fin de leur engagement politique : "Nous quittons Les Démocrates, mais nous ne quittons pas le Bénin." Ils ont présenté leur choix comme l'aboutissement d'un long processus, et non comme une réaction à chaud.
Les jours à venir vont édifier sur la trajectoire politique que vont prendre ces désormais ex-membres du parti de l'opposition "Les Démocrates". Les démissionnaires ont évoqué une accumulation de revers électoraux, de dysfonctionnements organisationnels et de désaccords statutaires. Ils estiment que perdre une élection n'est jamais une infamie en démocratie, mais qu'un échec de cette ampleur exigeait une véritable introspection.
La démission collective de ces hauts responsables du parti Les Démocrates intervient après une série de revers électoraux. Le parti avait obtenu 28 sièges à l'Assemblée nationale lors des législatives de 2023, mais n'a pas réussi à capitaliser sur ces gains. Les démissionnaires espèrent que leur départ entraînera une remise en question profonde au sein du parti et une nouvelle dynamique.
Key points
- Les démissionnaires reprochent à la direction du parti de ne pas avoir suffisamment anticipé les changements du paysage politique et institutionnel.
- Les tensions se sont accentuées autour de la présidentielle 2026, notamment en raison du soutien apporté au duo Wadagni-Chabi Talata.
- Les démissionnaires affirment représenter une part importante des responsables nationaux et territoriaux du parti et ne renient pas leurs anciens compagnons.