La situation énergétique à Kinshasa est toujours préoccupante, malgré les explications fournies par le directeur général de la Société nationale d’électricité (SNEL), Teddy Lwamba Muba, lors de son briefing du 1er octobre 2026. La desserte en électricité demeure difficile dans plusieurs quartiers de la capitale. Selon les autorités, Kinshasa aurait besoin d’environ 1 200 MW pour fonctionner normalement, mais la puissance disponible est actuellement de 390 à 450 MW.

Le directeur général de la SNEL a reconnu la gravité de la situation, expliquant que la baisse de la production est liée à l’étiage du fleuve Congo, qui affecte le fonctionnement de certaines machines à Inga. De plus, le retrait du groupe G25, d’une capacité de 193 MW, pour des opérations de contrôle technique a contribué à cette baisse. La SNEL a également souligné que la consommation d’électricité est élevée, alors que la production est faible.

Pour faire face à cette situation, la SNEL a annoncé le recours à une centrale électrique flottante d’une capacité de 134 MW. Cette solution d’urgence devrait contribuer à améliorer la desserte de l’électricité à Kinshasa dans un délai d’environ un mois. Les autorités espèrent que cette mesure temporaire aidera à atténuer les effets du déficit énergétique.

Le déficit énergétique affecte également les activités économiques de proximité à Kinshasa. Les petits commerces, tels que les ateliers de soudure, les boulangeries et les salons de coiffure, fonctionnent au ralenti en raison de la pénurie d’électricité. Les habitants de la capitale se plaignent de la situation, certains qualifiant l’électricité de « courant de mari de nuit », en référence à des apparitions brèves et souvent tardives.

Les Kinois sont exaspérés par la situation, certains témoignant de difficultés pour effectuer des tâches quotidiennes, telles que repasser des habits ou charger leur téléphone. Les résidents de la commune de Ngaliema déplorent les charges supplémentaires occasionnées par le recours aux groupes électrogènes, qui sont devenus indispensables pour fonctionner.

La situation pose également la question des responsabilités dans la recherche d’une solution durable. Les autorités compétentes sont appelées à prendre des mesures pour renforcer la production et améliorer la desserte en électricité à Kinshasa. Le complexe hydroélectrique d’Inga constitue une importante source de production d’électricité pour la République démocratique du Congo, mais la capitale continue de faire face à un déficit énergétique important.

Le directeur général de la SNEL a évoqué les difficultés financières de l’entreprise, notamment celles liées aux impayés. La SNEL plaide pour que l’État règle au moins 25 % de sa consommation d’électricité, afin de permettre à l’entreprise d’améliorer la qualité de ses services. Le règlement des factures d’électricité par les différents consommateurs constitue un levier important pour améliorer la situation énergétique à Kinshasa.

Key points

  • Le déficit énergétique à Kinshasa est causé par la baisse de la production d’électricité due à l’étiage du fleuve Congo et au retrait du groupe G25.
  • La SNEL a annoncé le recours à une centrale électrique flottante pour améliorer la desserte de l’électricité à Kinshasa.
  • Les autorités compétentes sont appelées à prendre des mesures pour renforcer la production et améliorer la desserte en électricité à Kinshasa.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.