Depuis le 21 septembre dernier, la Guinée est confrontée à une importante crise d'approvisionnement en eau conditionnée. Cette situation fait suite à l'interdiction de l'utilisation des sachets plastiques à usage unique, une mesure qui a été mise en place pour lutter contre la pollution plastique. Selon Mohamed Kourouma, PDG de la société Hamana, cette crise est due au déséquilibre entre la demande et les capacités actuelles de production des bouteilles d'eau.

Le PDG de Hamana a salué l'adhésion de la population à la nouvelle mesure, soulignant que la disparition rapide de l'eau conditionnée en sachet traduit la volonté des Guinéens de se conformer à la réglementation. Il a également souligné que la population guinéenne a commencé à comprendre qu'il faut respecter la loi. Mohamed Kourouma a rappelé que la loi est importante et que les Guinéens doivent s'y conformer.

Selon Mohamed Kourouma, la crise actuelle trouve son origine dans la structure même du marché de l'eau en Guinée. Avant l'interdiction, la consommation reposait largement sur les sachets, tandis que les bouteilles occupaient une part beaucoup plus réduite. En Guinée, 85 % de la population utilisait l'eau en sachet et 15 % utilisaient les bouteilles d'eau. Cette répartition a été brutalement bouleversée avec la disparition des sachets.

Les capacités actuelles de production et de distribution des bouteilles ne permettent pas, selon le PDG de Hamana, de répondre immédiatement à l'ensemble de la demande. Les 15 % de bouteilles d'eau qui sont sur le marché ne suffisent pas à toute la population, ce qui a entraîné une crise d'eau. Mohamed Kourouma a souligné que la situation actuelle est une période de transition consécutive à l'application de la nouvelle réglementation.

Face à cette nouvelle donne, l'enjeu consiste désormais à augmenter progressivement l'offre en bouteilles d'eau afin de compenser la disparition des sachets. Mais cette adaptation ne peut, selon Mohamed Kourouma, se faire du jour au lendemain. Il faut se dire la vérité et reconnaître que la situation actuelle est difficile.

Le PDG de Hamana estime que l'État est là pour aider la population et non pour la fatiguer. Il pense que les autorités vont trouver une solution pour résoudre la crise actuelle. Mohamed Kourouma a appelé à faire confiance aux autorités pour trouver une réponse à cette situation.

La crise actuelle met ainsi en évidence le défi posé par la transition entre un mode de consommation largement dépendant des sachets plastiques et un marché appelé désormais à s'adapter à une offre davantage orientée vers les bouteilles d'eau. Les consommateurs sont confrontés à des difficultés, mais les autorités sont à l'œuvre pour trouver une solution.

Key points

  • La crise d'eau en Guinée est due à l'interdiction des sachets plastiques à usage unique.
  • Les capacités actuelles de production des bouteilles d'eau ne suffisent pas à répondre à la demande.
  • La situation actuelle est une période de transition qui nécessite une adaptation progressive.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.