Un récent crash d'avion à Kenge, en République démocratique du Congo, a provoqué une vive réaction dans l'opinion publique. L'accident a mis en lumière la prédation organisée du patrimoine de l'État et de ses institutions, selon Michel Bisa Kibul. Cette situation a conduit à des interrogations sur la responsabilité des autorités dans la gestion du site de l'aéroport, qui a été morcelé et désaffecté.
Selon des informations, l'Assemblée provinciale aurait voté la décision de désaffectation et de morcellement du site de l'aéroport. Des cartes en vue aérienne du site de 2014 à 2025 montrent sa superficie fondre progressivement. Le président du Conseil d'administration de la RVA a diffusé ces cartes, révélant ainsi la prédation organisée du site.
La RVA et l'autorité de l'aviation civile n'ont jamais tiré la sonnette d'alarme face à cette situation. Des responsables politiques se sont constitués en association de malfaiteurs, se partageant un patrimoine public sans opposition. Cette situation a conduit à des interrogations sur la responsabilité des autorités dans la gestion du site.
Le professeur des universités, Jean-Claude Matumweni, a réagi à cette situation, s'interrogeant sur la capacité des responsables politiques à concevoir des projets funestes. Il propose l'établissement de responsabilités et de sanctions strictes, notamment une participation obligatoire à l'indemnisation des familles des victimes.
L'auteur de l'article donne un exemple personnel de sollicitations pour acquérir un terrain au cimetière de Kinsuka entre 2004 et 2012. Il a toujours refusé, considérant que le site était encore actif et non désaffecté. La suite a donné raison à son intuition, des vagues de démolition ayant eu lieu sur le site.
La Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) a conservé son statut A au sein de l'Alliance globale des institutions nationales des droits de l'homme (GANHRI). Le président de l'institution, Paul Nsapu, a apporté des éclaircissements sur cette procédure devant l'Assemblée nationale.
L'Office congolais de contrôle (OCC) a redoublé de vigilance sur l'ensemble du territoire national pour empêcher la commercialisation de produits alimentaires contaminés. Le taux de change des devises étrangères a également été publié, ainsi que des offres d'emploi et d'appel d'offres pour des projets de construction et d'acquisition de matériels informatiques.
Key points
- La prédation organisée du patrimoine de l'État et de ses institutions est mise en lumière après le crash d'un avion à Kenge.
- Des responsables politiques sont accusés de s'être constitués en association de malfaiteurs pour se partager un patrimoine public.
- La Commission nationale des droits de l'homme conserve son statut A au sein de l'Alliance globale des institutions nationales des droits de l'homme.