Le 29 octobre dernier, un homme s'est rendu à l'aéroport international de Ndjili pour accueillir la fille de son jeune frère venant de Libreville. Il a été témoin de pratiques corruptives qui l'ont amené à qualifier l'aéroport de "endroit où les employés mangent car ils y travaillent". L'homme a relaté son expérience dans un récit publié par le Forum des As.

À son arrivée à l'aéroport, l'homme a été accueilli par des agents de la RVA et des policiers qui lui ont exigé des sommes d'argent pour laisser entrer ses accompagnatrices. Les tarifs variaient selon les agents, mais il a été demandé 1 000 FC à une des cousines pour accéder à la première entrée, tandis que 24 dollars étaient exigés à chacun pour la deuxième entrée.

L'homme a tenté de négocier avec les agents, mais en vain. Une policière lui a même dit en kikongo, "Va wusadilanga, va udilanga", ce qui signifie "Là où vous travaillez, c'est là que vous devez manger". L'homme a fini par proposer 5 000 FC, mais la policière a refusé. Les négociations ont échoué, et l'homme a dû attendre plus d'une heure pour finalement être autorisé à entrer.

Pendant son attente, l'homme a observé des agents autorisés à entrer et chargés de prendre les passagers qui arrivaient. Il a également vu des femmes travaillant aux toilettes, qui lui ont demandé 1 000 FC pour utiliser les installations. L'homme a même surpris ces femmes en train d'écouter de la musique de Fally Ipupa, apparemment heureuses de "manger là où elles travaillent".

L'homme a également assisté à une scène où un passager a rabroué un jeune homme qui lui demandait de l'argent. Le passager a utilisé des mots durs pour lui faire comprendre que son comportement était inacceptable. L'homme a également relaté comment un agent en civil lui a demandé de l'argent pour libérer un bagage contenant des articles à vendre.

Finalement, l'homme a dû donner 10 dollars à l'agent en civil pour récupérer le bagage. Il a également dû donner des sommes d'argent à un agent de la RVA et à un taximan pour rentrer chez lui. L'homme a dénoncé ces pratiques corruptives qui, selon lui, sont monnaie courante à l'aéroport international de Ndjili.

L'expérience de cet homme est un témoignage de la corruption qui règne à l'aéroport international de Ndjili. Les usagers de l'aéroport sont souvent victimes de demandes d'argent de la part d'agents et de policiers qui abusent de leur pouvoir. Il est urgent que les autorités prennent des mesures pour mettre fin à ces pratiques et assurer un service de qualité aux usagers de l'aéroport.

Key points

  • Les usagers de l'aéroport international de Ndjili sont souvent victimes de demandes d'argent de la part d'agents et de policiers.
  • Les pratiques corruptives sont monnaie courante à l'aéroport international de Ndjili.
  • Les autorités doivent prendre des mesures pour mettre fin à ces pratiques et assurer un service de qualité aux usagers de l'aéroport.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.