La Commission nationale des droits de l'homme (CNDH) a dépêché une mission d'observation et de monitoring à Kinshasa après les violences survenues lors de la marche de la Coalition Article 64 contre un éventuel changement de la Constitution en RDC. Le président de la CNDH, Paul Nsapu Mukulu, a confirmé le déploiement de cette mission et dressé un premier bilan des incidents enregistrés.

Selon la CNDH, des individus armés de machettes, de bâtons et d'objets contondants ont violemment empêché les manifestants de la C64 de poursuivre leur chemin vers le siège de l'ÉCiDé. Ces affrontements ont occasionné plusieurs atteintes aux droits de l'homme, dont les circonstances font actuellement l'objet d'une enquête approfondie.

La CNDH a salué les efforts d'harmonisation des itinéraires entre l'hôtel de Ville et les organisateurs, mais déplore une grave altération du caractère pacifique de la manifestation. L'institution d'appui à la démocratie a également loué le comportement des éléments de la Police nationale congolaise, qui ont fait preuve de maîtrise et de professionnalisme dans la gestion de cet incident critique.

La CNDH préconise la consolidation des données recueillies sur le terrain et appelle les forces de l'ordre à faire preuve de retenue lors des manifestations publiques. Elle encourage les forces de l'ordre à maintenir une attitude neutre, impartiale et proportionnée lors des rassemblements publics.

La CNDH a formulé plusieurs recommandations à l'attention des autorités judiciaires, urbaines et des responsables politiques. Elle demande l'ouverture immédiate d'une enquête indépendante afin d'identifier les auteurs matériels et intellectuels des violences et de les traduire en justice.

Selon le ministre provincial de l'Intérieur de Kinshasa, Jeannot Canon Larose, le bilan provisoire de la manifestation fait état d'une vingtaine d'interpellations, sans qu'aucun décès n'ait été enregistré. Cependant, les principaux leaders de l'opposition dénoncent des violences et des heurts ayant fait un mort, plusieurs blessés et de nombreuses personnes interpellées.

La CNDH rappelle que ses portes restent ouvertes pour recueillir les plaintes des personnes victimes de ces événements. L'institution d'appui à la démocratie reste vigilante quant à la situation des droits de l'homme en RDC et continuera à suivre de près les développements relatifs à cette affaire.

Key points

  • La CNDH exige des poursuites judiciaires contre les auteurs des violences lors de la marche du 15 septembre.
  • Les violences lors de la marche ont occasionné plusieurs atteintes aux droits de l'homme.
  • La CNDH recommande l'ouverture d'une enquête indépendante pour identifier les auteurs des violences.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.