Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) ont rencontré des membres de la diaspora vivant aux États-Unis et au Canada à New York, en marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies. Devant une salle comble, ils ont annoncé que l’AES veut désormais construire avec la CEDEAO un partenariat basé sur un cadre juridique clair, tenant compte des intérêts des populations.
L'Alliance des États du Sahel (AES) a été créée en septembre 2023 et est devenue une confédération en juillet 2024. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui avaient annoncé leur retrait de la CEDEAO en janvier 2024, ont officiellement quitté l’organisation régionale le 29 janvier 2025. Les ministres des Affaires étrangères de l’AES avaient convenu d’une approche commune pour les futures négociations avec la CEDEAO en janvier 2025.
Le dialogue entre l'AES et la CEDEAO a pris forme en 2026. Le 17 avril à Lomé, les ministres de l’AES ont rencontré le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, et le négociateur en chef Lansana Kouyaté. Les parties ont convenu de mettre rapidement en place un cadre formel de coopération, qui servirait de base juridique à leurs relations.
Devant la diaspora à New York, les trois chefs de la diplomatie, Karamoko Jean-Marie Traoré, Abdoulaye Diop et Bakary Yaou Sangaré, ont précisé que la sortie de leurs pays de la CEDEAO est « irréversible ». Ils ont invité leurs compatriotes à investir dans leur pays et à rester vigilants face aux fausses informations et aux manœuvres des impérialistes.
Les ministres ont salué une mobilisation qui montre que les dirigeants ne sont « pas seuls ». La diaspora a dit vouloir être un acteur stratégique du renouveau des trois nations, et pas un simple spectateur. Les sujets abordés ont inclus la lutte contre le terrorisme et la banque centrale de l’AES.
En juin 2026, des sages des trois pays de l’AES ont commencé à mettre en place un document-cadre de négociation, pour que les autorités puissent négocier avec la CEDEAO en toute souveraineté. L’AES réaffirme sa volonté de bâtir, avec la CEDEAO, une coopération respectueuse des choix de chacun et tournée vers le bien-être des populations.
L'annonce de l'AES intervient dans un contexte de tensions entre les deux organisations. Les détails du partenariat proposé et les implications pour les populations restent à déterminer. Les négociations entre l'AES et la CEDEAO devraient se poursuivre dans les prochains mois.
Key points
- L'AES souhaite construire un partenariat avec la CEDEAO basé sur un cadre juridique clair.
- La sortie de l'AES de la CEDEAO est considérée comme « irréversible » par les ministres des Affaires étrangères.
- La diaspora de l'AES est appelée à jouer un rôle stratégique dans le renouveau des trois nations.