Le cancer du col de l'utérus est un problème de santé publique en République démocratique du Congo. Selon un gynécologue-obstétricien, la grossesse n'est pas une contre-indication au traitement de cette maladie. Le Pr Andy Mbangama a fait cette déclaration lors d'une session éducationnelle sur les cancers gynécologiques à Kinshasa. Cette session a été organisée par l'ONG Congo cancer Foundation, en collaboration avec la Société congolaise de gynécologie-obstétrique et la firme pharmaceutique Pfizer.

Le Pr Andy Mbangama a souligné que la grossesse permet de rattraper certains cas de cancer du col de l'utérus non diagnostiqués précocement. Il a expliqué que les paramètres comme le stade clinique de la maladie, le terme de la grossesse au moment du diagnostic et le projet parental doivent être pris en compte pour déterminer la conduite à tenir. Les participants à la session ont été conseillés de ne pas poser des examens plus poussés de dépistage lorsque la situation ne l'exige pas.

Le cancer du col de l'utérus est souvent diagnostiqué pendant la grossesse, selon le Pr Mbangama. La grossesse est une occasion où les femmes se présentent facilement à l'hôpital, ce qui permet de diagnostiquer ou de suspecter cette anomalie. Un simple examen au speculum peut permettre de détecter cette maladie.

Le Pr Pierre-Joseph Ingala a également pris part à la session éducationnelle. Il a présenté deux formes de cancers gynécologiques : le cancer de l'ovaire et celui de la vulve. Ces cancers sont rares par rapport à d'autres types de cancers gynécologiques, mais ils sont complexes et nécessitent des connaissances particulières pour leur prise en charge.

Le Pr Ingala a souligné que la prévention de ces cancers est difficile, car les facteurs de risque sont souvent non modifiables. Les signes de ces cancers n'apparaissent qu'au stade avancé, ce qui rend leur prise en charge difficile. Il a insisté sur l'importance de la consultation médicale dès l'apparition des signes d'alerte.

Les participants à la session ont également abordé la thématique du vécu psychologique des femmes après le diagnostic d'un cancer. La session éducationnelle a été organisée pour améliorer les connaissances des médecins généralistes, assistants en gynécologie-obstétrique et gynécologues-obstétriciens sur les cancers gynécologiques.

La session éducationnelle a été organisée grâce à l'ONG Congo cancer Foundation, avec la collaboration de la Société congolaise de gynécologie-obstétrique et la firme pharmaceutique Pfizer. L'objectif de cette session est de promouvoir la prévention, le diagnostic et l'innovation thérapeutique dans la prise en charge des cancers gynécologiques en République démocratique du Congo.

Key points

  • La grossesse n'est pas une contre-indication au traitement du cancer du col de l'utérus.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.