Les candidats à la présidentielle algérienne ont continué leur campagne électorale hier, avec des déclarations qui ont marqué la neuvième journée de la campagne. Abdelkader Bengrina, candidat islamiste, a été chahuté à Lakhdaria, dans la wilaya de Bouira, tandis que les autres candidats ont opté pour des meetings plus calmes. Bengrina a été le seul à se faire "cogner" au visage lors de ses sorties d'hier, après un incident similaire à Tindouf.
Les autres candidats ont choisi de se concentrer sur la thématique de la jeunesse, avec des promesses pour les jeunes bénéficiaires des dispositifs ANSEJ et CNAC. Abdelmadjid Tebboune, ancien Premier ministre, s'est engagé à ne pas poursuivre les jeunes défaillants dans le cadre de l'ANSEJ et de la CNAC en justice. Azeddine Mihoubi, ancien ministre de la Culture, a carrément évoqué l'annulation des poursuites judiciaires à l'encontre de cette catégorie de jeunes.
Mihoubi a martelé que les seuls responsables de l'échec des jeunes promoteurs sont ceux censés les accompagner depuis qu'ils ont reçu les crédits bancaires. Tebboune a également promis de transmettre le flambeau aux jeunes et de leur tracer une feuille de route pour accéder aux hautes fonctions de l'État. Il a également promis de redynamiser les complexes industriels et les usines en difficulté pour qu'ils puissent redevenir un vrai levier de l'économie nationale.
À Sidi Bel Abbès, Tebboune a axé son discours sur des éloges à l'égard de l'Armée nationale populaire (ANP) qui, selon lui, a évité à l'Algérie des "rivières de sang". Il a estimé que l'ANP est composée de cadres jeunes instruits et bien formés dirigés par un commandement sage et révolutionnaire. Tebboune a également appelé à aller voter le 12 décembre, car seule l'élection présidentielle est à même de sortir le pays de la crise.
Azeddine Mihoubi a profité de la journée internationale contre la violence faite aux femmes pour promettre de lourdes peines à celui qui violenterait une femme à Oran. Il a également regretté que plusieurs bénéficiaires du programme AADL1 aient été floués à ce jour. Abdelaziz Belaïd, chef du front El-Mostakbal, a remis au goût de la campagne le slogan du Hirak "yetnehaw gaâ" pour répondre aux groupes d'opposants qui se sont rassemblés devant le lieu de son meeting.
Belaïd a reconnu que cette élection n'est pas aisée eu égard à la situation de crise que vit le pays depuis les manifestations anti 5e mandat. Il a néanmoins déclaré qu'il pense à éradiquer la pauvreté, la "hogra" et la corruption à travers ce slogan. Les candidats ont ainsi poursuivi leur campagne électorale avec des déclarations qui ont marqué la journée.
Les élections présidentielles algériennes auront lieu le 12 décembre prochain. Les candidats continuent de sillonner le pays pour convaincre les électeurs de voter pour eux. La campagne électorale se poursuit dans un contexte de crise politique et économique que traverse l'Algérie.
Key points
- - Les candidats à la présidentielle algérienne se sont engagés pour la jeunesse. - Abdelmadjid Tebboune et Azeddine Mihoubi ont promis de ne pas poursuivre les jeunes défaillants dans le cadre de l'ANSEJ et de la CNAC. - La campagne électorale se poursuit dans un contexte de crise politique et économique en Algérie.