Le Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), parti de l'opposant Issa Tchiroma, a été suspendu d'activités pour une période de trois mois. Cette décision a été prise par le ministre de l'Administration territoriale, Paul Atanga Nji, qui a signé un arrêté le 27 octobre 2026. Le FSNC avait revendiqué la victoire lors de l'élection présidentielle d'octobre 2025.

Selon le ministère, cette suspension est justifiée par certains actes commis avant, pendant et après l'élection présidentielle de 2025. Le FSNC est accusé d'avoir appelé à l'insurrection, porté atteinte à l'intégrité territoriale, à l'unité et à la souveraineté nationale. Au total, cinq griefs ont été retenus contre le parti. Le ministère pointe également la responsabilité du FSNC dans des actes d'incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens et des troubles graves à l'ordre public.

La résidence actuelle du président du FSNC à l'étranger est également considérée comme un fait aggravant. Issa Tchiroma vit actuellement en Gambie. Le ministère considère que cette situation pourrait contribuer à des troubles à l'ordre public. Pour l'instant, aucune réaction officielle n'a été enregistrée de la part d'Issa Tchiroma ou de son parti.

Cependant, l'avocate Alice Nkom, soutien d'Issa Tchiroma et ancienne porte-parole de l'ancien candidat à l'élection présidentielle, a réagi à cette décision. Elle estime que cette suspension est un signe de fin de règne atroce et y voit une folie, un crime contre la démocratie et le pouvoir du peuple. Elle s'interroge également sur les raisons de cette décision, notamment à quelques jours d'une éventuelle convocation statutaire du corps électoral pour la tenue des élections locales l'an prochain.

La décision de suspendre le FSNC a été diffusée par la Radio France Internationale. Pour l'instant, aucun responsable du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le parti au pouvoir, n'a réagi à cette décision. La situation politique au Cameroun reste donc tendue, notamment à l'approche des élections locales.

L'arrêté ministériel ayant conduit à la suspension du FSNC a été signé le 27 octobre 2026. Cette décision est donc récente et pourrait avoir des implications sur la vie politique camerounaise dans les prochains mois. Les partis politiques et les organisations de la société civile sont dans l'attente de nouvelles réactions.

L'avenir du FSNC et de son leader, Issa Tchiroma, est incertain. La suspension de leurs activités pour une période de trois mois les empêche de participer à la vie politique camerounaise pendant cette période. Les conséquences de cette décision sur les élections locales l'an prochain seront à suivre.

Key points

  • Le FSNC suspendu pour trois mois
  • Cinq griefs retenus contre le parti
  • Issa Tchiroma vit actuellement en Gambie

Share this story

Written by

SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.