Le Syndicat national des agents de santé (SYNADES) de Côte d'Ivoire a adressé un courrier au ministre de la Santé, de l'Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, l'informant de la situation précaire des agents contractuels des établissements sanitaires publics. Selon le secrétaire général national du SYNADES, Hubert KPANSAÏ, ces travailleurs n'ont pas reçu leurs salaires pendant deux à cinq mois. Le syndicat dénonce également des rémunérations inférieures au salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).
Le SYNADES affirme que les contractuels représentent plus de 30% des effectifs nécessaires au fonctionnement des établissements sanitaires publics. Ils jouent un rôle crucial dans la continuité des services de santé. Le syndicat s'inquiète des conséquences de ces retards de paiement sur les conditions de vie des agents concernés. Les travailleurs ont des difficultés à subvenir aux besoins essentiels de leurs familles, notamment le paiement du loyer et la scolarisation des enfants.
Le SYNADES estime que cette situation est en contradiction avec les objectifs affichés par les autorités ivoiriennes en matière d'insertion professionnelle des jeunes et d'amélioration des conditions de vie des travailleurs. Le syndicat a entrepris plusieurs démarches pour obtenir le règlement des sommes dues, sans qu'une solution durable ait été trouvée à ce jour. Les agents contractuels ont contribué au fonctionnement du système sanitaire, notamment durant la pandémie de COVID-19.
Le SYNADES fixe un ultimatum aux autorités sanitaires. Il demande la régularisation totale des arriérés de salaires ainsi que le respect des actes d'État au plus tard le vendredi 6 novembre 2026. À défaut d'une réponse satisfaisante dans ce délai, le SYNADES annonce son intention de déposer un préavis d'arrêt de travail et évoque la possibilité d'une fermeture de l'ensemble des établissements sanitaires concernés.
Cette menace fait planer le risque de perturbations dans le fonctionnement des structures publiques de santé si aucun compromis n'est trouvé entre les représentants des travailleurs et les autorités. Le SYNADES affirme rester ouvert au dialogue et invite le ministre de la Santé à intervenir rapidement afin de trouver une issue à cette crise sociale annoncée.
L'enjeu est double : répondre aux revendications salariales des contractuels et prévenir d'éventuelles perturbations susceptibles d'affecter le fonctionnement des établissements sanitaires publics. À quelques jours de l'échéance annoncée, l'évolution de ce dossier dépendra notamment des réponses que les autorités apporteront aux revendications du syndicat.
Pour l'heure, les affirmations contenues dans le courrier diffusé sur les réseaux sociaux restent à confirmer auprès des autorités sanitaires. Aucune réponse officielle du ministère n'est rapportée. La régularisation des salaires et l'ouverture d'un dialogue avec les représentants des travailleurs apparaissent ainsi comme les principales conditions pour éviter une escalade du conflit social dans le secteur de la santé en Côte d'Ivoire.
Key points
- Le SYNADES menace de déclencher une grève si les salaires impayés ne sont pas régularisés.
- Les agents contractuels des établissements sanitaires publics n'ont pas reçu leurs salaires pendant deux à cinq mois.
- Les rémunérations de certains contractuels sont inférieures au salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG).