La culture du soja connaît un essor progressif dans le département de Niakara, situé dans la région du Hambol, à l'ouest de la Côte d'Ivoire. De plus en plus de producteurs intègrent cette légumineuse à leurs activités agricoles, contribuant ainsi à la diversification des spéculations et à l'amélioration des opportunités de revenus. Cette tendance est constatée depuis environ deux ans dans plusieurs localités de Niakara.
Historiquement, la production de soja était concentrée dans le nord-ouest et le nord de la Côte d'Ivoire, notamment dans les régions du Bafing, du Kabadougou et du Poro. Cependant, les producteurs de Niakara commencent à s'intéresser à cette culture, avec des superficies emblavées en progression. Les agents locaux de l'Agence nationale d'appui au développement rural (ANADER) offrent un accompagnement technique aux producteurs pour améliorer les rendements et maîtriser les densités de semis.
Les producteurs de Niakara, tels que Silué N'gon, 52 ans, ont adopté cette nouvelle spéculation agricole en raison de son intérêt économique. Le prix d'achat du soja est jugé plus rémunérateur que celui du maïs, généralement compris entre 100 et 120 FCFA le kilogramme, alors que le kilogramme de soja se négocie autour de 300 à 350 FCFA. Cette différence de prix constitue l'un des facteurs favorisant l'intérêt pour le soja.
La faiblesse relative du prix du maïs et l'intérêt économique du soja incitent les producteurs à diversifier leurs productions. Cette évolution traduit une volonté de certains exploitants de réduire leur dépendance à une seule spéculation et de tirer parti de nouvelles opportunités offertes par le marché. L'essor du soja à Niakara pourrait également contribuer à renforcer l'offre locale en matières premières destinées à l'alimentation animale.
Les éleveurs de volaille sont satisfaits de l'essor du soja à Niakara, car cela leur permet d'accéder à une source de nourriture pour leurs animaux. Selon Yéo Zoumana, un acteur du secteur agricole, le soja est entré dans les spéculations agricoles des opérateurs de Niakara à la satisfaction des éleveurs de volaille. L'alimentation de la volaille concentre la majeure partie de la production locale de soja.
Au-delà de sa valeur commerciale, le soja présente également un intérêt nutritionnel en raison de sa richesse en protéines. Le soja offre plusieurs possibilités de transformation locale, notamment en lait, yaourt, farine et gâteaux. Les producteurs de Niakara bénéficient de l'accompagnement technique des agents locaux de l'ANADER pour améliorer les rendements et maîtriser les densités de semis.
L'essor du soja à Niakara apparaît ainsi comme une piste de diversification des activités agricoles, susceptible d'élargir les sources de revenus des exploitants tout en favorisant l'approvisionnement des filières locales de transformation et d'élevage. Les producteurs de Niakara, tels que Hilnan Ouattara, 39 ans, sont satisfaits de cette nouvelle opportunité.
Key points
- Le soja est de plus en plus cultivé à Niakara.
- Les producteurs de Niakara bénéficient de l'accompagnement technique de l'ANADER.
- L'essor du soja à Niakara favorise l'approvisionnement des filières locales de transformation et d'élevage.