Le Fonds mondial pour la nature (WWF) et le Parc zoologique de Londres (PZL) publient chaque année le rapport planète vivante, qui mesure l'évolution de la biodiversité mondiale. Cette nouvelle édition, publiée le 6 octobre 2026, confirme le déclin de nombreuses populations de vertébrés sauvages. L'indice planète vivante suit l'évolution de la taille de populations de mammifères, oiseaux, poissons, reptiles et amphibiens à partir de données recueillies dans différentes régions du monde.
À l'échelle mondiale, la taille moyenne des populations suivies a diminué de 73 % entre 1970 et 2022. Cette évolution traduit le déclin d'un grand nombre de populations, même si toutes ne suivent pas la même trajectoire. Sur 35 803 populations suivies dans l'indice planète vivante, la baisse observée est de 73 % sur les 5 790 espèces représentées. Ce chiffre est une moyenne mondiale et ne signifie ni que 73 % des animaux ont disparu, ni que 73 % des espèces sont en déclin.
Les trajectoires fluctuent fortement selon les régions, les espèces et les milieux. Certaines populations diminuent fortement, tandis que d'autres restent stables ou progressent. Environ la moitié des populations suivies sont ainsi stables ou en augmentation. Les chiffres clés font ressortir une diminution de 69 % en milieu terrestre, de 85 % en eau douce et de 59 % dans les océans.
Les variations régionales sont également notables. En Europe et en Asie centrale, la diminution est de moins de 23 %. En Asie et dans le Pacifique, le taux de diminution est de moins de 49 %. En Amérique du Nord, la réduction est de moins de 28 %. En Amérique latine, le taux de diminution est de 95 % et en Afrique, la diminution est de moins de 80 %.
Le rapport planète vivante 2026 met en lumière la nécessité d'une action urgente pour protéger la biodiversité. Les résultats montrent que les efforts actuels ne suffisent pas à enrayer le déclin des populations de vertébrés sauvages. Les auteurs du rapport soulignent l'importance de prendre des mesures pour réduire la pression sur les écosystèmes et préserver la biodiversité.
Le Gabon, où le secteur touristique a récemment été distingué aux Tatler Best Africa Awards 2026, est concerné par cette question. Le pays a obtenu une reconnaissance pour ses expériences hôtelières d'Afrique. Le secteur touristique gabonais a séduit le jury, ce qui montre que le pays peut conjuguer performance économique et préservation de l'environnement.
La publication du rapport planète vivante 2026 intervient dans un contexte où la crise d'approvisionnement en carburant au Gabon relance le débat sur le coût du soutien public aux produits pétroliers. Les autorités gabonaises sont confrontées à des défis économiques et environnementaux, qui nécessitent des choix difficiles pour préserver la biodiversité et assurer une croissance économique durable.
Key points
- Le déclin des populations de vertébrés sauvages est de 73% en 52 ans.
- Les trajectoires fluctuent fortement selon les régions, les espèces et les milieux.
- Le rapport planète vivante 2026 met en lumière la nécessité d'une action urgente pour protéger la biodiversité.