Le 24 septembre 2026, Abdou Rachidi Odjo, directeur de la Cellule de communication du président de l’Assemblée nationale du Bénin, a clarifié la situation concernant 52 agents de l’Assemblée nationale. Selon lui, ces agents ne sont pas licenciés. Cette déclaration fait suite à des décisions prises le 3 septembre 2026 par le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, concernant 39 agents pour le premier acte et 13 pour le second.

Les décisions signées par Joseph Fifamin Djogbénou ont annulé plusieurs mesures administratives prises entre 2021 et 2026 concernant l’engagement, la titularisation ou le reversement dans la fonction publique parlementaire de ces agents. Abdou Rachidi Odjo a précisé que les 39 premiers agents conservent leur relation contractuelle avec l’Assemblée nationale, mais perdent leur qualité d’agents permanents. Leurs contrats antérieurs doivent reprendre leurs effets, comme indiqué dans la décision n°2026-077/AN/PT.

Selon Abdou Rachidi Odjo, les 39 agents ne sont plus considérés comme agents permanents, mais leur présence dans l’administration parlementaire n’est pas supprimée par cette décision. Le débat porte ainsi sur leur statut administratif plutôt que sur une rupture de leur relation de travail avec l’institution. Les conditions d’accès à la fonction publique parlementaire constituent l’un des éléments avancés pour expliquer la remise en cause des actes précédents.

La seconde décision, la n°2026-078/AN/PT, vise 13 autres personnes qui auraient été intégrées dans le répertoire de la fonction publique parlementaire alors qu’ils relevaient, à l’origine, de la catégorie des collaborateurs de députés. Leur employeur serait donc le député qui les recrute et non l’Assemblée nationale elle-même. Cette décision annule deux actes datant de décembre 2024 portant sur leur reversement et leur titularisation.

La décision n°2026-078/AN/PT prévoit la radiation des effectifs de la fonction publique parlementaire de ces 13 agents, tout en maintenant une relation de travail sous la forme d’un contrat à durée indéterminée. Abdou Rachidi Odjo a expliqué que ces personnes sont employées par des députés, quoique l’Assemblée nationale soit leur lieu de travail. Ces mesures ont suscité des réactions sur les réseaux sociaux, certains commentaires les présentant comme des licenciements.

Les explications apportées par la Cellule de communication établissent désormais une distinction nette entre la perte du statut d’agent permanent et la rupture d’un contrat de travail. Les deux textes ont été signés le 3 septembre 2026 à Porto-Novo par le président de l’Assemblée nationale et chargent le secrétaire général administratif et le directeur de la questure de leur exécution.

Les précisions apportées par Abdou Rachidi Odjo sur Esae TV ont permis de clarifier la situation des 52 agents concernés, confirmant qu’il n’y a pas eu de licenciement à l’Assemblée nationale. Les agents concernés voient leur situation administrative réexaminée, mais conservent une relation de travail avec l’Assemblée nationale.

Key points

  • Les 52 agents concernés par les décisions prises le 3 septembre 2026 à l’Assemblée nationale ne sont pas licenciés.
  • Les décisions prises concernent 39 agents qui perdent leur qualité d’agents permanents mais conservent leur relation contractuelle avec l’Assemblée nationale.
  • 13 autres agents, employés par des députés, voient leur relation de travail maintenue sous forme de contrat à durée indéterminée.

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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.