Le mardi 27 octobre 2026, le ministre délégué auprès du président de la République, chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Djibril Mama Cissé, a lancé un atelier national consacré au bilan du Mécanisme de stabilité des États côtiers (MSEC). Cet atelier a réuni plusieurs personnalités, dont le ministre des Enseignements maternel et primaire, Armand Kuyema Natta, les ambassadeurs des Pays-Bas, d’Allemagne et du Royaume-Uni, ainsi que la cheffe de bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).
Le MSEC est un programme mis en œuvre par l’OIM avec le soutien financier du Royaume-Uni, de l’Allemagne et des Pays-Bas. Depuis trois ans, il intervient dans les communes frontalières les plus exposées à l’extrémisme violent et est conduit par plusieurs ministères sectoriels. L’objectif de cet atelier est d’examiner les résultats obtenus, de relever les difficultés rencontrées et de tirer les enseignements de cette première phase.
Les participants à l'atelier doivent également définir les orientations stratégiques du prochain triennat afin de mieux adapter les interventions aux réalités des populations concernées. Dans son mot d’ouverture, Djibril Mama Cissé a appelé les parties prenantes à approfondir leurs réflexions sur les moyens de renforcer l’efficacité du mécanisme et d’assurer des effets durables dans les zones frontalières.
Le ministre a notamment présenté les priorités du gouvernement : préserver les acquis et favoriser leur appropriation par les communautés, améliorer la coordination des interventions, placer la jeunesse et l’inclusion communautaire au centre des actions, puis renforcer les outils de suivi et d’évaluation des résultats. Ces priorités visent à adapter les interventions aux besoins spécifiques des populations concernées.
L’ambassadeur d’Allemagne au Bénin, Stefan Buchwald, a rappelé que le MSEC cible en priorité les localités confrontées à des difficultés sécuritaires importantes. Le programme entend notamment contribuer au rétablissement de la confiance entre les populations et les institutions publiques. Cette confiance est considérée comme un élément clé pour lutter contre l’infiltration des réseaux criminels et des groupes armés terroristes.
Stefan Buchwald a souligné l’importance d’une relation apaisée entre les citoyens, l’administration et les forces de défense et de sécurité. Il a enfin souhaité que les travaux préservent les principes fondateurs du mécanisme : une approche souple et réactive, un renforcement concret de la présence de l’État et une attention particulière aux communes les plus vulnérables.
Les travaux de l'atelier devraient permettre de définir les prochaines étapes du MSEC et de renforcer la coopération entre les différents acteurs impliqués. Le MSEC est considéré comme un outil important pour lutter contre l'extrémisme violent et améliorer la sécurité dans les communes frontalières du Bénin.
Key points
- Le MSEC est un programme qui vise à renforcer la stabilité dans les États côtiers en appuyant les communes frontalières les plus exposées à l’extrémisme violent.
- L'atelier national a pour objectif d'évaluer les résultats obtenus par le MSEC et de définir les orientations stratégiques pour les trois prochaines années.
- Le programme est conduit par plusieurs ministères sectoriels et bénéficie du soutien financier du Royaume-Uni, de l’Allemagne et des Pays-Bas.