Les automobilistes algériens peuvent souffler un peu plus facilement. Les autorités ont décidé de suspendre les amendes pour les conducteurs qui n'ont pas d'extincteur à bord de leur véhicule. Cette décision fait suite à une pénurie de ces équipements de sécurité, qui avait provoqué une augmentation soudaine des prix et des difficultés pour les conducteurs à se procurer un extincteur.

Selon le quotidien El Khabar, les services concernés ont choisi de mettre en pause cette verbalisation pour une période indéterminée. Les conducteurs ne seront donc pas sanctionnés pour ce motif tant que l'offre restera insuffisante. Il s'agit toutefois d'un gel des sanctions et non d'un retrait de l'obligation. L'article imposant cet accessoire dans chaque véhicule entrera réellement en vigueur une fois les quantités disponibles suffisantes sur le marché national.

La loi n° 26-09 range le défaut d'équipement de sécurité parmi les infractions de deuxième catégorie, avec une amende fixe de 4 000 dinars. Sont visés le triangle de présignalisation, le gilet rétro-réfléchissant, la trousse de premiers secours et l'appareil d'extinction. Les exigences n'ont rien d'inédit, mais la Gendarmerie nationale les avait déjà rappelées à plusieurs reprises via sa page Tariki.

Pour les véhicules roulant au gaz, le cadre est nettement plus sévère. La réglementation impose un appareil à poudre d'au moins deux kilos, et l'absence d'extincteur sur une voiture GPL peut mener jusqu'à trois jours de prison en plus d'une amende alourdie. Les motorisations classiques échappent toutefois à cette rigueur particulière.

La pénurie d'extincteurs a fait flamber les prix, avec des vendeurs réclamant entre 3 000 et 7 000 dinars, certains modèles frôlant les 12 000 DA. La spéculation a transformé un simple article de sécurité en produit sous tension. Beaucoup d'automobilistes racontent avoir écumé plusieurs magasins sans succès, et dans certaines wilayas, même les fournisseurs spécialisés n'avaient plus rien à proposer.

Un député avait alerté le ministre de l'Intérieur sur cette impasse. Le 27 septembre, Bachir Brahimi adressait un courrier à Saïd Sayoud, ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, pour réclamer un gel provisoire des sanctions. Dans sa lettre, le parlementaire décrivait une situation intenable pour les citoyens.

Les conducteurs gardent intérêt à s'équiper rapidement, car dès que les importateurs et distributeurs auront reconstitué leurs stocks, les contrôles reprendront normalement. Mieux vaut donc profiter de cette période pour acquérir un appareil conforme sans céder à la panique. L'utilité de cet équipement reste réelle, car un départ de feu se maîtrise dans les premières secondes, et un extincteur valide et accessible peut éviter la perte totale d'un véhicule.

Key points

  • Les autorités algériennes suspendent les amendes pour absence d'extincteur en raison d'une pénurie.
  • La suspension des amendes est temporaire et les contrôles reprendront lorsque les extincteurs seront disponibles.
  • Les conducteurs sont invités à s'équiper rapidement pour éviter des sanctions futures.

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SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.