L'Algérie et le Niger ont récemment discuté de l'élargissement de leur coopération pétrolière, notamment avec l'évaluation de nouveaux blocs pétroliers au Niger, dont le bloc de Bilma. Cette évolution intervient alors que la compagnie pétrolière algérienne Sonatrach poursuit une nouvelle campagne d'exploration sur le permis de Kafra. Le ministre d'État algérien chargé des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, s'est rendu à Niamey les 21 et 22 septembre pour discuter de ces projets avec les autorités nigériennes.

La présence de Sonatrach au Niger remonte à 2005, lorsque la compagnie a commencé à travailler sur le permis de Kafra, situé dans la région d'Agadez, près de la frontière algérienne. Le périmètre couvre 23 737 km² et fait l'objet d'un contrat de partage de production entre l'État nigérien et Sonatrach. Depuis lors, Sonatrach a acquis environ 2 200 km de données sismiques 2D et 760 km² de sismique 3D, avant de forer deux puits d'exploration en 2018 et 2019.

Le forage de Kafra-1 avait permis une découverte d'huile, et une nouvelle étape a été lancée le 13 août 2026 avec le début du programme portant sur quatre puits d'exploration. Leur réalisation est confiée à ENAFOR, filiale de Sonatrach. Le programme doit permettre de préciser le potentiel du permis et les conditions d'un éventuel développement commercial. Les travaux d'exploration sur Kafra ont donc déjà donné des résultats prometteurs.

Le bloc de Bilma est un nouvel élément des discussions entre Niamey et Alger. Les deux parties poursuivent l'évaluation de ce bloc pétrolier, mais il n'a pas encore été attribué à Sonatrach. Le choix de ce périmètre intervient alors que Kafra se trouve lui-même entre les départements d'Iferouane et de Bilma. Le rapprochement géographique des deux zones donne une importance particulière aux travaux d'exploration conduits dans cette partie du nord du Niger.

La coopération énergétique algéro-nigérienne s'est également renforcée sur le volet commercial. Le 14 août, Sonatrach et la Société nigérienne des produits pétroliers (Sonidep) ont réalisé au terminal pétrolier de Sèmè, au Bénin, le chargement d'une première cargaison de brut nigérien « Meleck » commercialisée conjointement. Cette coopération commerciale est un nouveau pas en avant dans les relations entre les deux pays.

La coopération entre l'Algérie et le Niger ne se limite pas à l'exploration pétrolière. Les deux pays ont également discuté des travaux de maintenance de la raffinerie de Zinder et de l'évolution du projet de gazoduc transsaharien. Les travaux ont commencé sur le tronçon algérien en juin, tandis que les études et préparatifs du segment nigérien se poursuivent. Les deux pays renforcent donc leur coopération dans plusieurs domaines.

Le renforcement de la coopération entre l'Algérie et le Niger dans le domaine pétrolier est un signe de la volonté des deux pays de développer leurs relations économiques. Les discussions entre les deux pays ont permis de préciser les prochaines étapes de la coopération, notamment avec l'évaluation de nouveaux blocs pétroliers et le développement commercial des ressources pétrolières du Niger.

Key points

  • L'Algérie et le Niger renforcent leur coopération pétrolière avec l'évaluation de nouveaux blocs, dont Bilma.
  • Sonatrach poursuit une nouvelle campagne d'exploration sur le permis de Kafra.
  • La coopération énergétique algéro-nigérienne s'est renforcée sur le volet commercial avec le chargement d'une première cargaison de brut nigérien.

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SaharaWire Newsroom
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Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.