La 3e conférence régionale des organisations de la société civile (OSC) s'est ouverte à Libreville pour discuter de la protection des forêts du Bassin du Congo. La rencontre, organisée par Greenpeace Afrique et Brainforest, réunit des participants de six pays pour transformer les engagements environnementaux en actions concrètes. Le thème de cette conférence est "Un Bassin du Congo résilient : forêts, populations, finances et nature". Les participants cherchent à trouver des solutions pour protéger les forêts tout en respectant les droits des communautés locales.

Le secrétaire exécutif de Brainforest, Martial Dinang, a souligné l'importance de concilier préservation des forêts, respect des droits humains et bien-être des populations. La directrice exécutive de Greenpeace Afrique, Oulie Keita, a dénoncé le paradoxe entre les financements annoncés à l'échelle internationale et les difficultés des communautés à accéder directement à ces ressources. Les représentants des peuples autochtones et des communautés locales ont réclamé une participation réelle aux décisions, la reconnaissance de leurs droits fonciers et une meilleure protection de leurs territoires.

Les représentants des communautés locales ont insisté sur la nécessité d'être associés aux décisions concernant la protection des forêts. Ils ont également demandé un accès plus direct aux financements climatiques. Le ministre des Eaux et Forêts, chargé du Conflit homme-faune, Maurice Ntossui Allogo, a dénoncé l'exploitation abusive des ressources naturelles, notamment les coupes sans reforestation et les activités menées sans études d'impact environnemental crédibles.

Le ministre des Eaux et Forêts a évoqué les forêts communautaires et les fonds de développement local comme des leviers possibles pour améliorer les conditions de vie des populations. Il a également souligné l'importance de la coopération entre les différents acteurs pour protéger les forêts. Les participants à la conférence devront adopter une déclaration de Libreville et une feuille de route régionale pour traduire les recommandations en engagements vérifiables.

L'adoption de la déclaration de Libreville et de la feuille de route régionale est cruciale pour la protection des forêts du Bassin du Congo. Les participants devront également trouver des solutions pour améliorer l'accès aux financements climatiques pour les communautés locales. La conférence se termine par des discussions sur les moyens de mettre en œuvre les recommandations.

La protection des forêts du Bassin du Congo est un enjeu majeur pour l'environnement et les communautés locales. Les participants à la conférence ont souligné l'importance de la coopération et de la participation des communautés locales pour protéger les forêts. La conférence de Libreville est une étape importante pour trouver des solutions pour protéger les forêts tout en respectant les droits des communautés locales.

La conférence de Libreville s'inscrit dans le cadre des préparatifs de la COP31. Les participants ont souligné l'importance de faire que la protection des forêts profite aussi à ceux qui s'y impliquent au quotidien. Les recommandations de la conférence devront être prises en compte pour améliorer la protection des forêts du Bassin du Congo.

Key points

  • Les communautés locales réclament une participation réelle aux décisions concernant la protection des forêts du Bassin du Congo.

Share this story

Written by

SaharaWire Newsroom
SaharaWire

Reporting for SaharaWire from the Nairobi bureau.