L'année 2026 s'annonce comme une année charnière pour la gouvernance environnementale internationale. Trois conférences des Parties (COP) des grandes conventions issues du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992 se succéderont en quelques mois. La lutte contre la désertification, la préservation de la biodiversité et l'action climatique seront tour à tour au centre de l'attention internationale. Ces trois rendez-vous internationaux mettront en lumière l'interdépendance des crises écologiques et la nécessité de politiques publiques cohérentes.
La première conférence, la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), se tiendra en Mongolie du 17 au 28 août 2026. Le thème de cette conférence sera "Restaurer les terres, restaurer l'espoir". La lutte contre la désertification sera au cœur des discussions, ainsi que la restauration des terres dégradées et le renforcement de la résilience face à la sécheresse. La désertification est un phénomène qui menace la productivité des sols, les écosystèmes et les moyens de subsistance des populations.
Pour la Tunisie, confrontée à la rareté de l'eau, à la dégradation des terres et à la vulnérabilité de ses systèmes agricoles, la lutte contre la désertification est un enjeu crucial. La Tunisie devra adopter une approche intégrée de gestion des sols, des ressources en eau, du couvert végétal et des usages des terres, adaptée aux caractéristiques de chaque territoire. L'agriculture de conservation et les approches régénératrices offrent des pistes intéressantes pour lutter contre la désertification.
La deuxième conférence, la COP17 de la Convention sur la diversité biologique (CDB), se tiendra en Arménie du 19 au 30 octobre 2026. Cette conférence sera une étape majeure dans la mise en œuvre du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, adopté en 2022. Les discussions porteront sur la conservation des écosystèmes, la restauration des milieux dégradés, l'utilisation durable des ressources biologiques et la mobilisation des financements nécessaires.
La biodiversité est un enjeu essentiel pour la Tunisie, qui abrite une grande variété d'espèces et d'écosystèmes. La préservation de la biodiversité est cruciale pour maintenir la sécurité alimentaire, soutenir l'innovation agricole et valoriser durablement le patrimoine biologique national. La Tunisie devra prendre des mesures pour inventorier, caractériser, suivre et préserver la biodiversité.
La troisième conférence, la COP31 de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), se tiendra en Turquie du 9 au 20 novembre 2026. Cette conférence portera sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, l'adaptation, le financement climatique et la mise en œuvre de l'Accord de Paris. La présidence turque entend favoriser le passage du dialogue au consensus, puis à l'action, afin de traduire les engagements internationaux en mesures concrètes.
Pour la Tunisie, l'adaptation aux changements climatiques est un enjeu majeur de développement. La Tunisie devra mieux gérer les ressources en eau, réduire les pertes dans les réseaux et développer la réutilisation sûre des eaux usées traitées. Les trois COP de 2026 offriront à la Tunisie l'occasion de réaffirmer son engagement en faveur de la protection de l'environnement et de présenter ses initiatives pour lutter contre les crises écologiques.
Key points
- La Tunisie est confrontée à la rareté de l'eau, à la dégradation des terres et à la vulnérabilité de ses systèmes agricoles.
- Trois conférences internationales sur l'environnement se tiendront en 2026.
- La Tunisie devra adopter une approche intégrée pour lutter contre la désertification.